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QCM: Sciences humaines - Catégorie : PHILOSOPHIE - 10 QCM - Difficulté : ★★

Qu'est-ce bien parler ?

Extrait du document.

« Analyse du sujet : Il faut commencer dans un tel sujet par réfléchir sur le but de la parole. La parole permet aux hommes de communiquer, de faire comprendre à l'autre ce q u e l'on a dans l'esprit. Ainsi, bien parler serait parler de manière à bien s e faire comprendre de son interlocuteur, cela implique d'être clair, plus ou moins précis, et que les deux interlocuteurs parlent le même langage. Mais l'expression « bien parler » peut avoir un tout autre sens, un sens plus esthétique. Celui qui parle bien peut séduire par son éloquence sans pour autant être clair. Il y a donc une opposition possible entre la belle parole et la parole juste et claire. Le jugement que je profère sur la qualité oratoire d'un individu « il a bien parlé » ne signifie pas toujours que j'ai compris les raisons profondes pour lesquelles je suis en accord. Bien parler, c'est aussi parvenir à s'exprimer correctement, et à extérioriser un ressenti. Quelqu'un qui parle bien pourra mieux cerner et exprimer sa souffrance ou ses joies que celui qui ne sait pas bien s'exprimer. D'un autre côté, ce que l'on désigne c o m m e u n langage correct est parfois un langage qui appartient à une classe sociale et la définit. Il n'en demeure pas moins que nous ne sommes pas tous égaux dans l'art de s'exprimer ou de convaincre autrui. Problématisation : Bien parler, est-ce parler de façon éloquente ou bien dire le vrai en le rendant clair ? Les exigences d'un langage clair, précis et concis, qui caractérisent souvent le discours argumentatif sont-elles compatibles avec les exigences d'une belle expression ? L'art d e l'orateur qui vise à persuader est-il le même que l'art du philosophe qui doit amener autrui à la vérité ? Peut-on à la fois parler de façon claire et belle ? 1. Parler bien et parler vrai a) b) La philosophie prend corps dans la parole, et plus précisément dans l'échange oratoire. L'écriture comme moyen de faire d e la philosophie n'est que secondaire. La plupart des philosophes grecs n'ont laissé q u e peu d'écrits, et la plupart d'entre eux rapportent des discussions réelles ou fictives. La parole est donc une dimension essentielle de la philosophie antique. Les dialogues de Platon mettent en scène Socrate et plusieurs sophistes sur un thème (l'âme, la politique), les discussions souvent animées tournent parfois à l'incompréhension quand les interlocuteurs de Socrate ne visent pas le m ê m e but que lui. Ces interlocuteurs sont les « sophistes » dont l'art consiste à remporter la joute oratoire. Leur but est d'avoir le dernier mot, d'amener Socrate à la faute. Socrate n'en est pas dupe, il veut faire comprendre à ses interlocuteurs que, comme lui, ils ne savent rien (je sais que je ne sais rien) et que leur position ne résiste pas à un examen attentif. De façon habile, Socrate les amène à se contredire, ceci non pas pour les vaincre sur leur propre terrain et remporter la bataille, mais pour parvenir à une autre qualité de discussion. Bien sûr, il arrive parfois que ce soit impossible car la discussion tourne court si l'interlocuteur reste sur le terrain de la joute oratoire. c) La belle parole cache parfois un vice qui peut être mis à jour par l'examen. Elle n'a alors que l'apparence du discours vrai. Si tel est le cas, alors cela signifie que si « le beau discours » n'est pas toujours vrai, le discours vrai est néanmoins toujours beau. 2. Le but de la parole. a) b) c) Bien parler peut signifier parler de manière à ce que la parole réalise sa fin. Mais la fin de la parole n'est pas nécessairement de dire le vrai.

Elle peut viser à se faire comprendre de l'autre pour se faire assister. Cette dimension pragmatique de la parole est mise à jour par Locke qui fait de la communication en vue de l'entraide sa dimension essentielle. Pour que les hommes se comprennent, il faut selon Locke qu'ils entendent la même chose par le même mot. Pour cela, le mot utilisé pour exprimer une idée doit être établi de façon conventionnel. Si je parle d'un arbre et que, manifestement, mon interlocuteur ne comprend pas la même chose que moi, il suffit que je pointe du doigt un arbre et que je dise voilà ce que j'entends par le mot arbre. Chez Locke, bien parler, c'est donc parler de façon claire sans faire usage de mots auxquels ni moi ni les autres n'entendent rien. Il faut se mettre d'accord sur le sens des mots, et se débarrasser des mots vides de sens. Curieusement, si l'on se réfère au but de la parole philosophique, les philosophes sont réputés être fort obscurs. L'exigence de clarté doit être en philosophie quelque chose d'essentiel. Pour bien philosopher, il faut savoir bien parler. Néanmoins, on peut discuter non seulement la manière dont le langage se crée mais aussi le but. Quand je parle à quelqu'un, je ne cherche pas toujours à lui demander de l'assistance, je ne cherche pas non plus toujours à lui enseigner quelque chose ; je parle aussi pour échanger des impressions, des sentiments. La parole a donc une fonction de socialisation. Par la parole, j'entre en relation avec d'autres hommes auxquels je communique mon état d'âme, ainsi des liens se créent. 3. L'expression belle peut dire le vrai et le faux par l'apparence du vrai. a) Cependant, que ce soit pour philosopher ou pour exprimer un sentiment, il s e p e u t q u e les mots ou les expressions me fassent défaut. Il doit y avoir objectivement la possibilité de mieux s'exprimer en employant un beau style de langage. Si le but premier de la philosophie est la vérité, en parlant de façon belle je parviens peut-être à dire des vérités qu'un langage purement formel ne pourrait pas rendre. Tout le problème est de différencier celui qui parle bien pour ne rien dire de celui qui parle bien pour dire quelque chose qu'il ne pourrait pas dire autrement. b) Si je ne le distingue pas, si je suis dupe de belles paroles, je peux être amené à croire quelqu'un qui me veut du mal ou, du moins, qui profite d e ma naïveté pour s e s propres intérêts en me les faisant passer pour les miens. Bien parler, c'est aussi savoir distinguer une belle parole d'une bonne parole. c) Mais il y a un autre cas à distinguer du précédent qui a priori lui est très proche. Il se peut que, par mauvaise foi, je trouve qu'une parole est bonne car elle sert mes intérêts égoïstes tout en prétendant servir des causes plus nobles. Par exemple, si je trouve mon intérêt dans un acte que je ne parviens pas, par ma qualité de parole, à rendre légitime, je soutiendrai un orateur qui le présentera comme un acte qui sert un intérêt supérieur. Conclusion : « Bien parler » ne signifie pas toujours user de la parole pour une fin bonne. L'expression désigne plus souvent la forme de la parole, sa puissance de persuasion. Mais il faut distinguer la norme du fait, ce qu'est bien parler de ce qu'il devrait être. La bonne parole serait alors fonction de la fin poursuivie qui est toujours de l'ordre de la communication. « Bien parler » varie alors suivant le contexte, pour enseigner quelque chose, pour engendrer en autrui une émotion ou simplement pour se mettre d'accord.. »

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Méthodologie de la dissertation: règles générales, introduction et conclusion

qu'est ce que bien parler dissertation

Il faut analyser minutieusement la forme et le contenu du sujet, et surtout ne pas immédiatement commencer à rédiger afin d’éviter tout contresens et afin de délimiter le sujet. Il faut donc :

1- prendre le temps d’analyser le sujet d’une manière générale mais aussi de manière détaillée. Chaque terme est important dans le libellé du sujet, de même que la manière dont est posé le sujet. Il faut questionner chaque mot (ou expression, voire segment de phrase) :

à quoi fait-il référence ? qu’est-ce qu’il implique ? qu’est-ce qu’il suggère ou sous-entend ? qu’est-ce qu’il dit ? qu’est-ce qu’il ne dit pas ? à quel champ linguistique appartient-il ? à quel champ sémantique appartient-il ? quelles sont ses spécificités ? etc…

2- jeter ses idées sur le papier et écrire au brouillon toutes les questions ou éléments d’information qui viennent à l’esprit (dates, événements, références précises, exemples). Il s’agit d’une recherche: on peut donc écrire au brouillon tout ce qui passe par la tête et choisir même des illustrations tirées de la littérature ou de l’art lorsqu’elles sont pertinentes.

3- penser comment organiser ses idées, après avoir soigneusement trié les informations qui entrent strictement dans le cadre du sujet. Pour ce faire, on élabore un plan détaillé sous forme d’un tableau.

L’introduction

Il vaut mieux adopter un style neutre.

  • Ne pas utiliser la première personne du singulier (“Je”) lors de la rédaction mais “nous” (ex: “nous verrons dans une première partie…” ou « nous examinerons… » ; « nous nous interrogerons sur… ») ; le pronom « on » (« on peut constater ») ; la forme impersonnelle (« il est possible d’observer ») ; ou la forme passive (« il est admis que… »).

A éviter ! « Pour conclure je voudrais dire… » ; « J’ai choisi… » ; « je vais me concentrer… » ; « Dans cette rédaction, je vais expliquer… »

  • Ne jamais répéter les règles de la dissertation lors de la rédaction. Les professeurs savent déjà les règles de la dissertation: ils n’ont donc pas besoin qu’on leur fasse un cours sur celles-ci.

A éviter ! “dans une dissertation, il faut faire…” ; “je dois commenter ce document…”; “Il faut que je conclue…” Ne jamais commenter le sujet en donnant un avis personnel. Dans une dissertation, on ne doit pas laisser transparaître ses sentiments ou ses impressions, ni avoir de jugement subjectif. On doit expliquer des faits et les analyser, mais on ne doit pas donner d’opinion.

A éviter ! “je pense que le sujet est intéressant…”; “j’aime ce sujet…”; “Enfin, pour moi, l’idée que… est choquante”; « Il me semble que… » ; « Je crois que De Gaulle a raison… »; “L’autre chose qui est étonnante pour moi…; « A mon avis, le plus grand changement qui a causé… »:

  • Ne jamais faire référence à des faits personnels. Dans une dissertation, on ne raconte pas sa vie, ni une histoire. On analyse un sujet et des événements.

A éviter ! « On a étudié qu’après la Deuxième Guerre Mondiale… », « J’ai l’intention de raconter »

L’introduction a pour finalité:

  • de présenter le sujet,
  • de trouver un axe de réflexion (une lecture du sujet)
  • d’annoncer succinctement les différentes perspectives qui seront développées au cours de la dissertation afin de faire comprendre au lecteur ce qui va être abordé.

Il ne s’agit pas de raconter une histoire comme le ferait un romancier, sur un mode narratif (un récit), mais au contraire d’expliquer des événements. Expliciter présuppose des questions telles que: Pourquoi ? Comment ? Dans quelle mesure…? En quoi…?

L’introduction doit donc mettre en valeur une problématique : il s’agit de trouver une ligne directrice et la développer. 

Il faut ainsi se poser ces questions après avoir bien pensé au sujet : – qu’est-ce que je veux démontrer dans ma dissertation ? – quelle est l’idée principale qui va être discutée tout au long de la dissertation ? – quels points vais-je développer ?

L’introduction doit comporter 3 parties :

1- La première phase de l’introduction contextualise le sujet. Elle le replace dans son contexte historique voire donne un panorama de la situation. Elle donne des informations sur le sujet, mais de manière générale. On peut se poser ces questions afin d’être sûr de délivrer les renseignements essentiels ou principaux sur le sujet :

– de quoi parle-t-on ? qu’est-ce que… ? – quand ? quelle période ? que se passait-il à ce moment-là ou au même moment ? – qui ? quoi ? – où ? – quelle définition ? – quelle était la situation à cette époque ?

2- La seconde phase doit analyser et interroger le sujet, c’est-à-dire qu’il faut trouver les questions que posent le libellé du sujet et ses présupposés. A partir de ces questions, on choisit un axe d’étude particulier. Cette phase constitue la ‘problématique’. Un questionnement doit apparaître dans l’introduction soit sous forme interrogative ou affirmative:

  • comment ?…
  • dans quelle mesure ?…
  • quelles ont été/a été… l’influence/les conséquences/les causes etc…. ?
  • ceci pose le problème de…
  • ceci nous invite à nous interroger sur…
  • ceci soulève le problème suivant : …
  • la question de … peut ainsi être posée en ces termes : quel … / en quoi… dans quelle mesure… comment…

3- La troisième phase de l’introduction sert à présenter les différentes grandes parties qui vont être examinées et étudiées. Il faut donc les annoncer clairement en les hiérarchisant, c’est-à-dire montrer quelle sera la partie n°1 et de quoi elle parlera ; quelle sera la partie n°2 et de quoi elle parlera ; quelle sera la partie n°3 et de quoi elle parlera. L’annonce doit être courte et synthétique. Ici apparaitront des mots comme :

– Dans un premier temps…. Dans un second temps… Dans un troisième temps… – Pour commencer… Par la suite… Pour finir… – Tout d’abord… Puis… Enfin…

C’est ici que l’on peut utiliser le ‘nous’ avec un verbe au futur simple de l’indicatif afin d’annoncer les différentes parties à venir dans la dissertation :

– Nous examinerons dans un premier temps… / On examinera… – Nous verrons que… / On verra que… – Nous étudierons (tel aspect)… / Sera étudié (tel aspect)… – Nous montrerons que… / Il sera montré que… – Nous analyserons… Apparence de l’introduction : 1) contexte 2) problématique 3) plan

La conclusion

La conclusion apparaît en toute fin de dissertation. Elle a pour finalité :

  • de résumer les points principaux qui ont été développés
  • de faire la synthèse de ce qui a été discuté (conséquences, résultats, situation…),
  • d’ouvrir de nouvelles perspectives ou de mentionner des questions qui pourraient faire l’objet d’une autre dissertation (prolonger le raisonnement).

La conclusion doit être relativement brève (il ne s’agit pas de commencer une énième partie), concise, synthétique et dynamique. Elle ne doit pas donner de nouveaux exemples ou des idées supplémentaires sur le sujet. En effet, il ne s’agit en aucun cas de développer un point nouveau ou une idée qui aurait été négligée, omise, ou oubliée durant la dissertation. Il ne s’agit pas non plus de donner des réponses à des questions qui n’auraient pas été abordées auparavant (restez cohérent et logique !).

Mais il faut toujours donner l’impression que d’autres choses pourraient être dites, que le sujet, s’il a été traité, pourrait être en réalité approfondi par d’autres éléments, par d’autres questions, par d’autres perspectives d’approche.

On peut par exemple terminer par une comparaison avec une autre période, en reliant des faits étudiés à d’autres événements (les relier par exemple au contexte international ou à la période contemporaine). On peut établir des parallèles, des ponts avec d’autres sujets, d’autres domaines, d’autres pays. Il faut ainsi se poser ces questions après avoir bien étudié le sujet : – qu’est-ce que j’ai démontré et analysé dans ma dissertation ? – quel bilan puis-je faire de mes explications ? quel est le résultat auquel je suis parvenu(e) ? – quels points pourraient encore être développés ? Quel(s) nouveau(x) problème(s) sont soulevés par mon étude ?

La conclusion doit comporter 3 parties :

1- Il faut tout d’abord résumer le propos et faire la synthèse de ce qui vient d’être développé, donner une réponse la problématique qui a été posée au début de la dissertation. Il faut clairement montrer que l’on termine sa dissertation. On peut utiliser des formules comme:

  • En conclusion, nous avons vu que…
  • En définitive il apparaît que…
  • Pour conclure on pourrait dire que…
  • Finalement, nous avons montré que…

2- Il faut alors donner une réponse au problème qui a été posé au début de la dissertation dans l’introduction. C’est ici que l’on peut nuancer son propos, donner ses conclusions sur la question, dire à quelle conclusion l’on est parvenu après examen du sujet.

3- Pour terminer, l’on peut suggérer les limites ou les apories du sujet et envisager d’autres pistes de lecture éventuelles, d’autres perspectives d’étude, d’autres questions ou plus générales ou plus pointues. Cette dernière étape doit ‘ouvrir’ la dissertation et non pas clore totalement le sujet (un sujet n’est jamais totalement épuisé ou totalement analysé même après étude; l’on peut toujours trouver d’autres perspectives de recherche pour l’approfondir, renouveler les interprétations ou les analyses…).

Apparence de la conclusion : 1) Résumé de ce qui a été démontré 2) Réponse au problème soulevé 3) Nouvelles approches

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Fiche de méthodologie

  • ABRÉVIATIONS & SITES UTILES

LA DISSERTATION

  • LE COMMENTAIRE D'ARRÊT
  • LE COMMENTAIRE DE TEXTE
  • LE CAS PRATIQUE

I. Travail préparatoire

Comprendre le sujet. En vue d'identifier le sujet qui vous est soumis et d'éviter tout hors-sujet, vous devez d'abord étudier soigneusement la manière dont ce sujet vous est posé, c'est-à-dire chercher à comprendre exactement ce qui vous est demandé . Or cela ne va pas, dans certains cas, sans difficultés.

Délimiter le sujet . Généralement, la difficulté porte sur les limites du sujet . Or, il est capital de ne pas laisser de côté ce qui fait partie du sujet et de ne pas traiter ce qui est en dehors. Réfléchissez donc longuement et surtout abstenez-vous de la méthode pratiquée par certains qui, estimant leur disseration trop brève, la complètent en ajoutant, de propos délibéré, des développements qu'ils savent étrangers à la question. Leur calcul est faux, et le résultat produit, directement inverse de ce qu'ils escomptaient. Si vous hésitez sur le contenu du sujet, indiquez votre hésitation.

Rassembler ses connaissances . Une fois que vous avez précisé et limité le sujet, vous pouvez utiliser  votre mémoire. Essayez de vous rappeler dans quels passages du cours ou de l'ouvrage que vous avez étudiés, des développements ont été consacrés à la question que vous devez traiter. Bien souvent, il vous faudra chercher à droite et à gauche. Le sujet n'aura pas été nécessairement exposé sous la forme dans laquelle il vous est proposé. Il vous faudra souvent puiser les éléments de votre dissertation dans deux ou plusieurs chapitres différents de votre cours. Presque toujours, vous aurez à vaincre cette difficulté lorsque la dissertation portera sur une comparaison entre deux institutions. Notez en quelques mots les différentes questions relatives au sujet, qui vous reviennent en mémoire. Notez aussi tout de suite les numéros d'articles et les dates que vous pouvez avoir à citer; vous risqueriez par la suite, en raison de la fatigue ou de l'énervement qui est susceptible de vous gagner, de ne plus les retrouver.

Vous avez maintenant réuni tous les éléments avec lesquels vous allez bâtir votre dissertation. Reste à savoir sur quel plan vous allez construire l’édifice.

Construire un plan . Ici encore, réfléchissez longuement. La question du plan est primordiale et elle se pose même si le sujet a été traité dans le cours, parce que, dans le cours, il était lié aux développements qui le précédaient et le suivaient, tandis que cette fois-ci, il doit être présenté d'une manière indépendante. Ne craignez d'ailleurs jamais de choisir un plan autre que celui de votre cours ou de votre manuel: on vous saura gré de faire preuve d'originalité dans cette question du plan, qui est le critère un des sérieux sur lequel on juge la valeur d’un candidat. Ne poussez pas tout de même hors des limites raisonnables ce souci d’originalité.

II. Conception du plan

Dans tous les exercices qui vous sont proposés, un plan vous est nécessaire : dissertation écrite, commentaire d'une décision de jurisprudence, exposé oral, etc.

Arrêter un plan rigoureux, logique et cohérent, c'est fixer l'ordre qui sera suivi pour exposer le sujet étudié, c’est construire une œuvre originale.

Jusque-là, vous n'avez guère fait qu'emprunter à la pensée des autres. Cette pensée, elle est là dans votre dossier, désarticulée en menus morceaux. À vous de ressouder ces fragments. Après l'analyse, la synthèse.

Définir les questions à approfondir . Commencez par vous demander si toutes les questions que vous avez retenues méritent vraiment d'êtres traitées. Entrent-elles toutes dans le sujet ? Puis, parmi les questions retenues, fixez celles qui seront en quelque sorte le centre de votre exposé, celles auxquelles vous vous consacrerez particulièrement, celles que vous développerez. Qu'il s'agisse, dans toute la mesure du possible, de questions qui permettent une discussion, car, plus la part de la discussion sera grande dans votre travail, plus vous intéresserez. Qu'il s'agisse aussi, autant que faire se peut, de questions nouvelles, par exemple tranchées par des arrêts récents : on vous sera toujours reconnaissant de rajeunir le sujet. Tâchez surtout, dans cette recherche des questions à approfondir, de deviner pourquoi le sujet vous a été donné et de mettre en valeur le problème qui est à l’origine de votre sujet. Vous savez maintenant ce qui doit faire partie de votre travail. Reste à fixer l’ordre des développements.

A. L’introduction

Tout plan comporte une introduction et une conclusion.

Définir et délimiter le sujet à traiter . Dans l'introduction, la première chose à faire est de définir et délimiter le sujet que l'on traite afin que le lecteur sache de quoi il va être question. En délimitant le sujet, expliquez-vous sur les raisons qui vous ont fait rejeter telle ou telle question, si vous éprouvez quelque inquiétude de l'avoir laissée de côté. On pourra, dans ce cas, critiquer votre choix, mais non, ce qui serait beaucoup plus grave, vous reprocher une omission par ignorance.

Lorsque des textes législatifs commandent le sujet, citez-les tout de suite. Quand un texte existe, il emporte tout. Il faut donc qu'on le connaisse dès l'abord.

Démontrer l'intérêt du sujet . Montrez, afin que l'on s'attache à vos développements, pourquoi le sujet mérite d'être examiné. Efforcez-vous d’en dégager les intérêts théoriques et pratiques. Si l’histoire du sujet mérite qu'on s'y attache — et elle le mérite souvent — placez-la dans l'introduction. Encore ne faut-il pas que son importance soit telle qu'elle commande le sujet tout entier, auquel cas sa place n'est plus dans l'introduction, mais dans le corps même du développement.

Vous pouvez aussi parfois donner dans l'introduction des indications sur le droit comparé ou, plus modestement, exposer la solution de certains droits étrangers.

Annoncer clairement les idées directrices . Mais l'essentiel est, dans l'introduction, d'annoncer les idées directrices de votre sujet, celles que vous avez dégagées de l'étude que vous avez faite et dont vous allez démontrer la réalité dans le corps de vos développements ; celles sur lesquelles vous vous efforcerez de construire votre plan, le fil conducteur de votre travail. Pour que l'on puisse vous suivre, il faut qu'on les connaisse. Ne laissez pas à votre lecteur le soin de découvrir peu à peu ce que vous ne lui révélez qu'en terminant. Ne craignez pas de dire tout de suite où vous allez, car nul ne fera l'effort nécessaire pour le deviner : vous n'écrivez pas un roman policier !

A nnoncer clairement, le plan choisi, à la fin de l’introduction, avant d’aborder la première partie. Beaucoup d’étudiants croient devoir commencer leur travail par l’annonce du plan. C’est une grosse erreur, car le sujet étant alors inconnu du lecteur ou de l’auditeur, celui-ci n’est pas à même de comprendre sur quoi repose la construction.

B.      La division des parties

Quel va être le plan ? Comment allez-vous diviser le corps du sujet, le construire ?

Puisqu’il s’agit d’un travail relativement bref, il ne faut pas plus de deux ou de trois parties. Chacune de ces parties doit, quant à elle, être subdivisée en deux ou trois sous parties. Formellement le plan se présente donc de cette façon :

Arrêter des subdivisions constituant un ensemble cohérent. Pour chacune de vos divisions et subdivisions, l'ordre selon lequel seront présentées les différentes questions que vous y faites entrer, doit être rigoureux et logique. Cela signifie que ces divisions, bien qu'elles demeurent distinctes, doivent former un ensemble : il ne faut pas creuser un fossé entre chacune d'elles. Il importe de préciser que trop de divisions et subdivisions empêchent, de suivre le développement, car pour suivre, il faut garder le plan toujours présent à la mémoire, et comment le faire si ce plan est un arbre aux rameaux touffus ?

Dégager du sujet l’idée générale, fondement du plan. Examinez quelles sont les questions que vous avez désignées pour être spécialement développées. Elles doivent être réparties entre les grandes divisions de votre travail. Il en faut au moins une dans chacune des parties. Cet examen va déjà probablement vous guider quant au plan à adopter.

Dans toute la mesure du possible, le plan doit être commandé par l'idée générale qui domine le sujet . Ce sont les branches de cette idée qui doivent vous donner la trame. Et tout est parfait si ces deux branches s'opposent.

La recherche de l'originalité ne doit pas toutefois vous conduire à l'obscurité . La première qualité d'un plan est d'être fondée sur une idée claire, facile à saisir et à retenir.

Si vous ne pouvez pas dégager de votre sujet une idée générale susceptible de servir de base à votre plan, vous avez bien des chances de tomber dans un plan « passe-partout ». Efforcez-vous alors de 1'« habiller », ou plutôt de le « déguiser », en choisissant un intitulé qui le rajeunira, en le dissimulant derrière un semblant d'idée générale.

Souvent l'intitulé même du sujet paraît contenir un plan. N'adoptez ce plan sans réfléchir longuement, car le plus souvent, il ne vaut rien. Par exemple, si on vous demande d'exposer « les avantages et les inconvénients » d'une institution, n'adoptez jamais cette division, qui vous exposerait à des redites.

C'est, en effet, une règle absolue à respecter : ne jamais choisir un plan tel qu'il oblige à reprendre dans la seconde partie ce qui a été développé dans la première et inversement.

Lorsque vous avez à comparer deux institutions, ne consacrez pas la première partie à l'une et la seconde à l'autre, pour vous contenter dans la conclusion de relever les ressemblances et les différences. Tout votre travail doit être, dès le début, consacré à comparer. Cherchez donc les idées générales qui gouvernent la comparaison ou les points principaux sur lesquels le rapprochement des deux institutions présente un intérêt, et bâtissez là-dessus votre plan.

Lorsque vous avez à faire une étude critique d'une institution, un plan « passe-partout» consiste à montrer, dans une première partie, comment fonctionne cette institution en soulignant ses inconvénients, pour tracer les remèdes à apporter, dans une seconde partie où l'on placera l'étude des projets déposés et du droit comparé. Essayez de trouver mieux en tachant de fonder votre plan sur une idée générale.

Autre règle : il n'y a pas qu'un seul plan possible par sujet. On peut en découvrir souvent un grand nombre qui sont acceptables ; les rechercher et en comparer les mérites constitue un excellent exercice.

Annoncer avec cohérence l’enchaînement des divisions . Vous avez adopté une division. Vous l'avez annoncée, en la justifiant, à la fin de votre introduction. En abordant la première partie, indiquez le titre de cette partie. Puis, avant d'écrire l'intitulé de la première sous-partie, annoncez, dans un « chapeau » de deux ou trois lignes les sous-parties qui vont être traitées dans la première partie.

Enfin, entre les sous-parties et, surtout, entre les parties, il convient d'effectuer une rapide transition. Transition qui vous permettra d'établir, voire de justifier, le lien entre les développements qui précèdent et ceux qui vont .suivre. Ces transitions révèlent la cohérence de votre plan, attestent la logique de votre démonstration. Elles ont donc une importance primordiale et vous permettront, lorsque vous les rédigerez, de vérifier la qualité de votre plan.

Formellement, la structure formelle de votre travail doit donc apparaître de la façon suivante:

C. La conclusion

Justifier l’exactitude des idées développées . Il vous reste maintenant à conclure. La conclusion doit contenir le résultat de votre travail. Résumez donc l'essentiel de ce qui se dégage de votre étude. Sans doute, vous avez déjà, dans l'introduction, signalé les idées générales qui gouvernent le sujet. Mais, à ce moment-là, vous les avez simplement annoncées, sans les justifier. Vous avez demandé que l'on vous fasse crédit. Maintenant, vous avez tenu votre pro messe et vous vous justifiez de l'avoir tenue. Ce que vous devez faire apparaître dans la conclusion, c'est donc précisément que vous avez démontré l'exactitude des idées avancées, que ces idées découlent de vos développements.

III. Rédaction

Rédiger clairement et avec rigueur . Vous avez consacré la première heure au travail préliminaire (compréhension et détermination du sujet). Consacrez les deux autres à la rédaction. Suivez votre plan pas à pas. Annoncez-le dès la fin de l’introduction. Cherchez avant tout à être clair. Pour y parvenir, choisissez les termes exacts : le langage juridique est un langage précis et tâchez d'écrire des phrases élégantes (surtout ne rédiger pas en style télégraphique) : posez nettement les questions que vous examinez ; présentez avec force les arguments que vous faites valoir et défiez-vous de la subtilité, car elle est l’ennemi de la rigueur et de la clarté.

Efforcez-vous d'écrire lisiblement (ne parlons pas de l'orthographe : vous êtes censé la connaître ; mais n'oubliez pas qu'une méconnaissance trop grande de ses règles est susceptible de vous conduire à un échec). Que votre plan saute aux yeux du lecteur : pour cela, n'hésitez pas, soit à souligner dans le texte les titres de votre division principale, soit à les faire déborder dans la marge (ex. : I. Caractères. II. Effets). Mais n'abusez pas de cette méthode : votre composition ne doit pas ressembler à un tableau synoptique. Qu'elle soit « aérée » et non compacte : n'hésitez pas à aller à la ligne chaque fois que vous abordez une question nouvelle. Avant de vous dessaisir de votre copie, relisez-la.

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La dissertation en sciences économiques et sociales

Introduction :

L’épreuve finale de la spécialité en SES dure 4 heures . Vous devez choisir l’une des deux épreuves qui vous sont proposées :

  • la dissertation , que nous allons présenter, se compose d’un sujet et d’un dossier de 4 documents en règle générale ;
  • l’ épreuve composée s’articule autour de 3 parties mêlant une question de mobilisation de connaissances, l’étude d’un document et un raisonnement appuyé sur un dossier documentaire.

En fonction des années paires et impaires, les chapitres au programme évoluent. Vous n’aurez donc à préparer que 8 chapitres sur les 12 présents pour votre épreuve finale de spécialité.

Dans cette fiche de méthode, nous allons présenter la dissertation de sciences économiques et sociales. Afin de réussir cette épreuve finale de spécialité, il faut avant tout s’entraîner et adopter les bons réflexes. La dissertation est souvent l’épreuve la plus redoutée. Elle fait autant appel à vos compétences d’analyse et de réflexion qu’à votre capacité à problématiser un sujet et à organiser une réponse équilibrée. Elle nécessite donc une solide préparation. Le candidat doit apprendre à répartir son temps afin de bien cerner tous les aspects de son sujet. Ce dernier concerne un point essentiel d’un chapitre obligatoire.

Pour appréhender cette épreuve, nous analyserons tout d’abord quels en sont les attendus et les caractéristiques avant de voir comment s’articulent les différentes phases d’analyse et de rédaction.

Les attendus et les caractéristiques de l’épreuve

Nous allons présenter les attendus de la dissertation qui guideront votre évaluation. Voici les consignes officielles :

Il est demandé au candidat :

  • de répondre à la question posée par le sujet  ;
  • de construire une argumentation à partir d’une problématique qu’il devra élaborer ;
  • de mobiliser des connaissances et des informations pertinentes pour traiter le sujet, notamment celles figurant dans le dossier  ;
  • de rédiger en utilisant le vocabulaire économique et social spécifique approprié à la question et en organisant le développement sous la forme d’un plan cohérent qui ménage l’ équilibre des parties .

Enfin, on tient également compte, dans la notation, de la clarté , de l’ expression et du soin apporté à la présentation.

Ces consignes officielles servent de grille pour vous évaluer.

Les attentes formelles de l’épreuve

La dissertation est un exercice de style répondant à de nombreuses exigences formelles sur lesquelles nous allons insister.

  • L’introduction

D’abord, il faut que votre introduction comporte une accroche qui permet de mettre en avant l’intérêt du sujet proposé. Il peut s’agir d’un fait d’actualité, d’un paradoxe montrant la complexité du sujet ou bien d’un événement plus ancien montrant sa profondeur historique. Vous pouvez également utiliser une donnée du document qui vous interpelle.

Ensuite, il convient d’entrer dans votre sujet en effectuant une présentation . Elle permet d’expliquer clairement ce que le sujet vous demande de faire. Il s’agit donc de reformuler l’idée générale en montrant sa portée et ses limites. Vous incorporez alors les définitions des notions importantes tout en gardant un ton neutre. Il faudra également que vous déterminiez dans quel cadre s’inscrit ce sujet : se cantonne-t-il à une époque donnée ou à un espace précis ?

  • Cette étape de présentation est décisive puisque vous mettez en avant votre capacité d’analyse du sujet tout en mobilisant suffisamment de connaissances. Elle permet d’amener la problématique.

La problématique est le troisième temps de l’introduction venant après la présentation. Elle peut par exemple commencer ainsi : «  Tout cela nous amène à nous demander en quoi, comment, dans quelle mesure…  ». Attention, cette problématique est différente du sujet donné : il s’agit d’une question qui permet d’organiser la réflexion d’ensemble et qui s’appuie sur des notions complémentaires non présentes dans votre sujet.

Enfin, vous devez effectuer l’ annonce du plan , sans entrer dans le détail de vos parties. Il convient d’adopter un style direct et synthétique. Par exemple : «  Dans un premier temps/Dans une première partie, nous expliquerons/nous aborderons…  ».

Votre introduction doit respecter ces étapes. L’oubli de la problématique vous pénalise fortement (il s’agit d’un attendu). Vous devez aussi faire preuve de clarté. Il est donc fortement conseillé de revenir à la ligne après chaque étape de votre introduction. N’hésitez pas à utiliser des alinéas afin de rendre le tout très structuré. Enfin, sautez des lignes après votre introduction pour la démarquer du reste du développement.

  • Votre introduction est la « carte de visite » de votre devoir. Elle permet au correcteur de vous situer et de se situer dans votre raisonnement. Elle nécessite au final une longue préparation au brouillon.
  • Le développement

Le développement est généralement structuré en plusieurs parties (souvent 2, parfois 3) dont le but est d’apporter une réponse au sujet tout en s’inscrivant dans votre problématique. Il est souvent conseillé d’effectuer un plan en deux grandes parties afin de répondre aux attentes en matière d’équilibre. Chaque partie incorpore des sous-parties qui se composent chacune de plusieurs arguments. L’objectif est donc de préparer la structure du développement au brouillon en schématisant votre plan détaillé.

  • Il s’agit de créer une réponse équilibrée incorporant à la fois des connaissances mais également des informations pertinentes présentes dans votre dossier.

Voici un exemple de structure de plan :

Partie I

Sous-partie A

§ argument 1

§ argument 2

Sous-partie B

Partie II

  • La conclusion

La conclusion est un attendu incontournable de la dissertation. Plus courte que l’introduction, elle se compose de deux parties distinctes :

  • un bilan clair et synthétique de votre développement. Si vous aviez deux grandes parties, vous devez effectuer un rappel des grandes idées qui ont été développées dans chacune. L’enjeu est d’être précis. Contentez-vous d’affirmer ce qui a été vu sans fournir d’explication nouvelle. Votre bilan fournit également une réponse à votre problématique. Voici un exemple de formulation : «  Pour conclure, nous pouvons répondre à notre sujet en affirmant que (…). En effet, nous avons d’abord insisté sur (…) en montrant que (…). Ensuite, notre propos s’est centré sur (…). Aussi, nous avons pu voir que (…)  ». L’enjeu est de permettre à votre correcteur de se rendre compte du chemin accompli tout au long du devoir ;
  • une ouverture mettant en avant votre capacité à faire le lien avec votre sujet et un fait de société. Il s’agit de montrer que votre sujet a une actualité, des implications concrètes et qu’il pose de nombreux problèmes qui pourraient être abordés dans un sujet proche. Vous montrez alors au correcteur votre ouverture culturelle ce qui permet de vous démarquer.

Les attentes en matière de plan et d’organisation

Durant les 4 heures d’épreuve, vous devrez à la fois mobiliser vos connaissances et exploiter les documents présents dans le dossier . Le but final est de répondre au sujet en organisant une réflexion structurée autour d’une problématique .

En dissertation, il existe deux grandes familles de sujet. Vous serez invité à produire :

  • une discussion

Le sujet vous sera alors posé sous la forme d’une affirmation. Elle est toujours formulée dans les mêmes termes : «  peut-on dire que  », «  dans quelle me-sure  », «  vous vous demanderez si  » et vous invite à vous interroger sur une information et sur sa pertinence.

  • Est-elle toujours vérifiable, et dans quelles limites ?
  • Quelles réserves ou nuances peuvent être apportées à cette affirmation ?

Un sujet de discussion permet d’effectuer un plan rapidement sous la forme thèse et antithèse . Bien entendu, il ne s’agit pas de se contredire totalement en deuxième partie, mais plutôt d’apporter de la nuance. Prenons l’exemple d’un sujet vous demandant si le système scolaire s’est démocratisé. Vous pourriez être amené à organiser une réponse affirmant que notre système scolaire s’est progressivement ouvert aux catégories populaires (première partie) mais qu’il existe néanmoins des limites à cette démocratisation scolaire du fait du maintien de fortes inégalités en fonction de l’origine sociale (deuxième partie).

  • une analyse

Dans ce cas de figure, le sujet sera formulé de façon à vous faire réfléchir à partir de mécanismes économiques. En utilisant des formules telles que : «  quels sont les liens  », «  montrez comment, en quoi, quelles sont…  », on souhaite vous faire réagir sur la manière dont un phénomène en impacte un autre ou sur les causes et les conséquences induites par un phénomène précis. Il s’agira donc d’analyser ces différents phénomènes, de les mettre en perspec-tive les uns par rapport aux autres et de déterminer par quels mécanismes ils sont régis.

Il existe alors de nombreux plans dépendant du sujet. Par exemple, un sujet questionnant les effets du progrès technique sur la croissance économique vous poussera à puiser dans vos connaissances afin d’isoler les éléments explicatifs.

Les phases d’analyse et de rédaction

Il vous faudra, préalablement à toute rédaction, partir du principe que le correcteur ne connaît pas le sujet et que vous devrez le lui expliquer en le simplifiant pour le rendre intelligible. À vous de procéder par étapes, en posant diverses questions auxquelles vous apporterez une réponse progressive.

L’importance du travail préparatoire et du brouillon

La dissertation est une épreuve exigeante qui nécessite un important travail de préparation au brouillon. Il faut donc organiser votre travail en respectant certaines étapes essentielles. Votre introduction doit être préparée en amont, tout comme votre plan détaillé .

Dans un premier temps, il faut effectuer l’ analyse des termes du sujet .

Mettez en évidence les notions fortes afin de mieux vous situer dans le chapitre ciblé. Portez également une attention sur la formulation du sujet qui vous indique un type de plan possible (débat ou analyse). Tentez de reformuler votre sujet en changeant certains éléments (ponctuation, négation, nuance). Cela vous permet de problématiser votre sujet. Inscrivez des notions intermédiaires qui ne sont pas directement présentes dans l’énoncé mais qui pourraient vous servir pour répondre partiellement au sujet. Cette phase est essentielle et elle dure au moins 10 minutes .

Il s’agit d’écarter tout risque de hors-sujet : focalisez-vous sur le sujet, ne ressortez pas « pêle-mêle » le contenu intégral de votre cours, ne retenez que les connaissances qui vous permettront d’étayer votre réponse et qui représenteront une véritable plus-value.

Ensuite, vous pouvez effectuer un repérage documentaire en vous munissant d’un surligneur.

Repérez les titres ainsi que les indications présentes en dessous des documents (sources, champ lorsqu’il s’agit d’un document statistique). Ce repérage s’effectue après l’analyse des termes du sujet. En effet, cela vous permet de cibler directement les données importantes, les arguments éventuels par rapport au sujet. Les éléments repérés doivent être mobilisables pour confirmer ou infirmer vos futurs arguments. Le repérage documentaire dure au moins 30 minutes .

Vous ne devez pas présenter les documents, vous devez disserter. Les documents sont des compléments à votre réflexion. Il vous faudra les incorporer sans paraphraser les informations, sans énumérer des données ou statistiques qu’ils contiennent. Tous les documents ne pourront être exploités à égale proportion. Cependant, vous devrez impérativement faire référence à chacun d’entre eux. Vous constaterez que certains servent davantage à illustrer votre problématique, alors que d’autres serviront davantage à illustrer un argument.

Vous pouvez ensuite rédiger votre introduction au brouillon afin de mettre en lumière vos première réflexion sur le sujet. Cette étape peut d’ailleurs se dérouler avant le repérage documentaire. Il s’agit de mettre par écrit les bases de votre raisonnement, vos questionnements, tout en respectant les attendus (accroche, présentation du sujet, problématique et annonce de plan). Ce travail au brouillon est indispensable étant donné que l’introduction est la « carte de visite » de votre devoir. Les correcteurs savent approximativement la fourchette de votre note finale après la lecture de l’introduction. Il convient donc d’éviter toute erreur au cours de la phase finale de rédaction. La rédaction d’une introduction au brouillon peut durer jusqu’à une 1 heure .

Ne commettez pas l’erreur de vouloir immédiatement répondre au sujet : il s’agit de prendre suffisamment de recul pour développer son point de vue de manière « nuancée » ! Partez du principe qu’il existe forcément plusieurs théories pour un seul sujet, il vous appartient de les confronter les unes aux autres et d’en évaluer la pertinence. Il ne faut pas confondre le sujet et la problématique ! Le premier vous est donné sous forme d’une idée générale, alors que vous devrez trouver vous-même une problématique que vous aborderez selon l’angle que vous aurez choisi.

Enfin, vous devez élaborer un plan détaillé qui vous servira à rédiger votre développement.

Commencez par inscrire les différentes idées listées et classez-les en deux parties différentes. Vous devez parvenir à bâtir votre réflexion autour de deux grands axes qui se compléteront sans pour autant se contredire. Vous devez éviter de vous situer hors-sujet. Ayez donc en tête votre sujet et demandez-vous s’il s’agit d’une discussion ou d’une analyse. Cela devrait vous permettre d’obtenir un plan équilibré. Il faut à présent extraire dans votre plan des sous-parties permettant de regrouper vos idées. Servez-vous également des documents. Tous les documents ont une utilité. Attention, il ne s’agit pas encore d’un travail de rédaction, mais bien d’un travail de synthèse dans lequel vous équilibrez votre raisonnement au brouillon en plaçant vos connaissances ainsi que les données des documents qui illustreraient votre propos. Cette phase prend au moins 30 minutes mais vous pouvez évidemment y consacrer plus de temps en fonction de la complexité de votre sujet. Vous aurez toujours la possibilité de vous rattraper en rédigeant plus vite. Mieux vaut un devoir équilibré écrit rapidement qu’un devoir déséquilibré terminé en avance.

Le premier plan que vous élaborez n’est pas forcément définitif : c’est en ajoutant vos différentes connaissances et analyses que vous pourrez juger de sa pertinence. S’il aboutit à des parties déséquilibrées, c’est qu’il n’est pas pertinent : modifiez-le.

Mobilisez vos connaissances et réfléchissez au sens de la question posée en la reformulant de manière plus simple pour montrer que vous l’avez comprise.

  • Il s’agit d’épurer le sujet en le débarrassant de tous les mots pouvant en parasiter la compréhension.

Quelques conseils de rédaction

Vous avez analysé votre sujet, repéré les documents, rédigé une introduction et élaboré un plan détaillé. Vous pouvez débuter la rédaction de votre dissertation. Elle dure approximativement 2 heures . Il faudra utiliser un registre de langage adapté et bannir toute expression familière ou empruntée au registre oral. Il est conseillé d’utiliser la première personne du pluriel ( nous ) qui inclut le correcteur dans le raisonnement. N’écrivez pas à la première personne ( je ).

La rédaction de l’introduction doit être rigoureuse. Vous reprenez votre brouillon en tâchant de l’améliorer. Allez doucement et reformulez vos phrases dans votre tête afin de trouver la tournure la plus neutre et la plus efficace. Si vous avez un doute sur l’orthographe d’un mot, recherchez un synonyme. Imaginez que vous vous adressez à quelqu’un qui n’a jamais fait de SES. Relisez votre introduction avant d’entamer le développement. Vérifiez la présence de votre accroche, de votre présentation du sujet, de votre problématique et de votre plan. Votre devoir doit-être aéré. Sautez plusieurs lignes après votre introduction.

Durant l’écriture du développement, vous reprendrez votre plan détaillé en prenant le temps d’argumenter chacune de vos idées. Pour cela, il est conseillé d’appliquer la méthode AEI  : affirmer , expliquer et illustrer .

  • l’affirmation

Elle permet d’énoncer clairement votre idée, votre argument. C’est une phrase précise qui commence par un connecteur logique en fonction de la place et de la signification de votre argument par rapport à votre problématique.

  • l’explication

Elle permet ensuite de rendre compte de vos connaissances. C’est l’étape la plus longue puisque vous puisez alors dans vos connaissances, les théories, les modèles, les mécanismes étayant votre affirmation.

  • l’illustration

C’est le troisième temps de l’argument qui vous permet de conclure votre argument. Elle commence par exemple par «  D’ailleurs, nous pouvons constater…  », «  Par exemple, nous observons dans le document 2…  », « __ (Auteur) indique d’ailleurs que…__ ». Vous pouvez alors piocher dans un des documents (ou dans plusieurs documents) des éléments illustratifs. Il peut s’agir d’une donnée statistique (ou d’une comparaison entre plusieurs données). Vous pouvez également effectuer une citation en utilisant les guillemets. La phase d’illustration est très importante puisqu’elle permet de mettre en avant votre compréhension des documents et votre maîtrise des savoir-faire statistiques (lectures statistiques).

Entre vos grandes parties, il est important d’effectuer la transition . Il s’agit d’une phrase courte qui énonce ce que vous venez d’aborder dans votre première partie et qui présente ce que vous allez voir dans la seconde. Cette phrase rappelle alors au correcteur la structure de votre raisonnement.

Durant la rédaction de votre développement, il est nécessaire de prendre son temps. Vous ne recopiez pas votre brouillon, puisqu’il s’agit le plus souvent d’un plan détaillé. Vous devez prendre le temps d’organiser votre argumentation. Chaque sous-partie incorpore généralement au moins deux arguments rédigés sous la forme AEI. Relisez-vous après chaque sous-partie.

La dernière demi-heure doit vous permettre de conclure et relire intégralement votre devoir. La conclusion doit intervenir au terme d’un cheminement logique et couronner un raisonnement argumenté et illustré. Vous avez également pu réfléchir, tout au long de votre réflexion, à des éléments d’ouverture. Ouvrez donc le questionnement à un sujet proche, mais suffisamment différent : suggérez d’autres pistes de réflexion permettant de l’appréhender dans une perspective plus large.

Conclusion :

La dissertation met en avant vos qualités de réflexion sur un point important d’un chapitre obligatoire. Il s’agit de démontrer votre capacité à problématiser le sujet, à hiérarchiser vos arguments et à apporter des éléments de réponses clairs à l’aide des connaissances et des documents figurant dans le dossier. Ambitieux, cet exercice de 4 heures nécessite une importante préparation au brouillon. L’introduction qui accroche, discute, problématise et annonce votre développement est la vitrine de votre devoir : elle est préparée à l’avance. Votre plan est également réfléchi et structuré. Cette épreuve est donc un marathon et comme dans toute course de fond, il ne faut pas partir trop vite !

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   1. Comment faire une bonne dissertation ?

   2. comment créer une bonne phrase d’accroche introductive .

Passer du cauchemar à la réussite pour l’écriture d’une dissertation ? C’est possible grâce à la méthode de notre professeur de français pour rédiger une introduction réussie.

Écrire gaucher

Quand on passe le bac français, la dissertation est une épreuve qui fait peur. Pour la réussir, il faut savoir défendre son opinion grâce à des éléments concrets de littérature, de culture géné r ale … Autant débattre avec les parents du droit de sortir après minuit en semaine fait partie du quotidien, autant l’argumentation à l’école peut être un exercice stressant pour les jeunes. 😉

Comme on dit, on n’a pas de deuxième chance de faire une première bonne impression. La clé est donc d’accrocher le lecteur dès les premières lignes. Écrire une bonne introduction va avoir un impact sur le reste de la dissertation. Comment faire ? Voici la méthode que nous conseillons !

Comment faire une bonne dissertation ? 

La taille nécessaire de l’introduction.

🔟 Une intro efficace doit être brève mais percutante. En 10-15 lignes, il faut avoir accroché le lecteur et initié la dissertation. Si l’étudiant divague et commence à raconter sa vie, il se met déjà en danger.

🔙 Attention, même si c’est la première partie de la dissertation, elle s’écrit en dernier, une fois toutes les autres étapes rédigées. Un brouillon peut être utile pour mettre à l’écrit toutes les idées qu’on a à l’esprit le temps de la rédiger au propre.

La structure de l’introduction

L’introduction commence par un alinéa et comprend 4 étapes :

🐟 L’amorce : cette phrase d’accroche est un appât indispensable et doit donc être originale. Nous en reparlerons plus bas.

🧠 La présentation du sujet : il faut bien comprendre le thème pour pouvoir le reformuler avec ses propres mots et définir les grands concepts.

🤔 La problématisation : il s’agit de la question clé qui guide la dissert’. Ça peut être un paradoxe, une interrogation…

➡️ Le plan : il se construit pendant la rédaction et s’ajoute à la fin, dans l’introduction. Il doit y avoir une progression, une astuce est donc d’utiliser des connecteurs logiques comme « tout d’abord », « ensuite », « enfin »… pour être bien structuré.

Par exemple, si le sujet est « Une bonne mémoire est-elle la clé d’un récit autobiographique réussi ? » : 

💡 L’accroche peut être la citation de Max Jacob  : « L’érudition, c’est la mémoire et la mémoire, c’est l’imagination ». On peut alors réfléchir à la question de savoir si un récit autobiographique est forcément fidèle aux faits ou s’il contient une part d’imaginaire.

📖 Pour présenter le sujet, on peut définir ce qu’est un récit autobiographique, à la différence de la biographie, ce qu’est la mémoire et ce que sont les mémoires, en littérature. 

❓ La problématisation, dans ce cas-ci, est déjà plantée par la question du sujet. Elle peut être développée en se demandant si les souvenirs sont en effet la base du récit et quels sont les autres moyens d’écrire un bon récit autobiographique. 

☝ Le plan présente les arguments choisis pour répondre à la question initiale. 

Les erreurs à éviter lors de la rédaction d'un introduction

❎ Commencer par une banalité : « De tout temps, les hommes ont voulu raconter leur vie… » ou encore « L’histoire nous a montré que les guerres arrivaient souvent… ». Cela donne l’impression que l’étudiant n’a pas fait d’effort pour être original ou faire preuve de personnalité. 

❎ Répondre à la problématique dès l’introduction et tuer le suspense.

❎ Ne pas suivre le plan annoncé, par manque d’attention , ce qui nuit à la cohérence du travail.

❎ Bâcler l’introduction alors qu’elle donne une première impression de la dissertation.

Comment créer une bonne phrase d’accroche introductive ?

La phrase d’accroche est la toute première chose que le lecteur découvre. Si elle est originale, surprenante, puissante…, il va avoir un a priori positif. Mais c’est tout un art de choisir la bonne phrase !

Qu’est-ce qu’une phrase d’accroche ?

C’est la première phrase qui introduit la dissertation. Elle doit obligatoirement avoir un lien avec le sujet pour lui apporter une plus-value. 

Cela peut être :

📚 Une citation, comme celle proposée dans l’exemple plus haut. En cas de doute quant à la citation exacte, mieux vaut la paraphraser que mal la citer. 

📈 Une statistique. Si le sujet est « Le livre numérique va-t-il détrôner le livre papier ? », une accroche chiffrée pourrait être : « En 2018, près de 29 millions de Français ont acheté un livre papier contre 2.3 millions pour le livre numérique… ».

📺 Un fait d’actualité comme « La lecture, un antidote en pleine pandémie, selon une étude… », si le thème est lié à la bibliothérapie. 

👩‍🏫 Un événement historique. Par exemple, si le sujet concerne la poésie engagée, cela peut être « Dans les années 30, les grèves des mineurs éclatent dans le Borinage… », avant de parler du poète surréaliste Achille Chavée, très engagé pour la justice sociale.

Les erreurs à éviter lors d'une introduction

❎ Ne pas citer les sources.

❎ Mal citer un événement ou un chiffre.

❎ Choisir une phrase sans vrai lien avec le sujet juste pour se donner un style.

❎ Ne pas expliquer la phrase choisie.

❎ Faire une phrase trop longue qui va empiéter sur le reste de l’introduction.

❎ Passer plus de 5 minutes sur le choix de l’accroche et se pénaliser pour la suite de la rédaction de la dissertation.

❎ Ne pas se relire avant de rendre sa copie. L’orthographe est très importante et les fautes risquent de donner un aspect négligé à la dissertation même si le contenu est bien pensé. 

Alors, après tous ces petits conseils, l’introduction d’une dissertation semble toujours un cauchemar à écrire ? Il s’agit surtout de s’entraîner à la maison avant l’examen, pour éviter du stress inutile. Une fois la structure et la méthode bien intégrées, la rédaction suit beaucoup plus facilement. 

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Plan dialectique : la méthode

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plan dialectique

Le plan dialectique a des allures de facilité : thèse – antithèse – synthèse , et hop on pense que le tour est joué.

Faut-il s’y fier ? Pas vraiment.

Car sous ses airs de plan passe-partout, le plan dialectique recèle en réalité deux pièges à éviter :

  • Piège n°1 : se transformer en plan « oui-non »
  • Piège n°2 : Présenter une troisième partie qui serait simplement un « juste milieu » entre la thèse et l’antithèse.

Les bases d’un plan dialectique

Il faut déjà comprendre que le plan dialectique est une structure de plan permettant de répondre à des sujets polémiques ou à des questions invitant à une discussion , à une confrontation de points de vue .

Pour savoir si ton sujet de dissertation appelle un plan dialectique, demande-toi si la question est fermée ou ouverte .

Si la question est fermée , c’est à dire si on peut y répondre par oui ou par non, c’est que le sujet t’invite à faire un plan dialectique, un plan critique qui confronte des points de vue conflictuels .

Par exemple, prenons le sujet : « Les poètes cherchent-ils toujours à fuir le monde réel ? »

Le libellé du sujet pose une question fermée à laquelle on peut répondre par oui ou par non :

– Oui, les poètes cherchent toujours à fuit le monde réel – Non, les poètes ne cherchent pas toujours à fuit le monde réel

Ce sujet invite à la discussion et donc à un plan dialectique.

Mais c’est là que les choses se corsent : la thèse et l’antithèse ne doivent pas être une juxtaposition de deux thèses diamétralement opposées :

Règle n°1 du plan dialectique : la thèse et l’antithèse ne doivent pas se contredire

Un des moyens les plus efficaces de rater sa dissertation est de faire ce que j’appelle un « plan oui-non ».

Un « plan oui-non est un plan qui se contredit purement et simplement, donnant l’impression au correcteur que l’élève affirme à la fois une chose et son contraire.

Imagine la question : les fraises sont-elles bonnes ?

Que vas-tu penser de la santé mentale du camarade qui fera le plan de dissertation suivant :

I – Oui, les fraises sont bonnes II – Non , les fraises ne sont pas bonnes

Ça te laisserait perplexe, non ?

C’est ce que je nomme un «  plan oui-non » : l’antithèse (seconde partie) contredit purement et simplement la thèse (première partie).

Avec cet exemple, tu perçois immédiatement le problème d’un plan oui-non : ce plan ne propose en réalité aucune réponse à la question. Il se contente d’opposer deux opinions antagonistes.

Et pourtant, c’est ce que font beaucoup d’élèves dans leur dissertation !

Alors qu’on leur pose une question qui demande réflexion et prise de position, ils proposent souvent un plan binaire sur le modèle suivant :

I – Oui II – Non

Ne tombe pas dans ce piège. Loin de s’anéantir l’une l’autre, tes deux parties doivent envisager successivement différentes facettes de la réponse qui permettent de modifier le point de vue développé dans la première partie.

Par exemple : I – Oui, les fraises sont bonnes II -Toutefois, les fraises issues de cultures artificialisées ne sont pas aussi bonnes que les fraises sauvages.

Vois-tu la différence ? Cette fois, la deuxième partie apporte une nuance à la première partie, et non une contradiction pure et simple.

Ton plan dialectique ne doit donc jamais être un plan binaire incohérent (I – Oui II – Non), mais il doit être un plan nuancé sur le schéma :

I – Oui II – Mais

Prenons maintenant un sujet de dissertation littéraire (on ne va quand même pas parler que de fraises !) :

Attendez-vous essentiellement d’un roman qu’il vous plonge dans les pensées d’un personnage ?

Le plan oui-non consisterait à opposer brutalement deux points de vue :

I – On attend d’un roman qu’il nous plonge dans les pensées d’un personnage II – On n’attend pas d’un roman qu’il nous plonge dans les pensées d’un personnage.

Jette ce plan aux oubliettes car les deux parties se contredisent l’une l’autre, empêchant toute réponse à la problématique.

A la place, il te faut trouver une deuxième partie qui amène une nuance à la partie précédente, qui la tempère , permettant ainsi de faire évoluer ton raisonnement selon le schéma I – Oui II – Mais

Pa exemple :

I – On attend d’un roman qu’il nous plonge dans les pensées d’un personnage II – Mais un roman n’est pas réductible aux seules pensées des personnages

Dans l’exemple ci-dessus, la deuxième partie examine un nouveau point de vue en montrant que la thèse de la première partie est discutable, réfutable .

Les objections apportées permettent de faire avancer le débat sans s’enfermer dans une opposition stérile.

Si tu évites le plan oui-non, tu sauves déjà les meubles ! Il ne te reste plus qu’à appliquer la règle n°2 qui concerne la troisième partie.

Règle n°2 du plan dialectique : proposer un dépassement en troisième partie

Tu as trouvé une thèse (I), puis tu l’as nuancée dans ton antithèse (II). Il te faut maintenant proposer une réponse finale, une résolution au débat : c’est la synthèse.

Ce terme de « synthèse » induit souvent les élèves en erreur.

En effet, la synthèse N’EST PAS un « juste milieu » entre la thèse et l’antithèse, une sorte de vague « ni oui-ni non » qui mettrait tout le monde d’accord.

Au contraire, la synthèse est une solution originale qui ne répète pas les parties précédentes et qui permet de sortir par le haut de l’opposition qui précède.

C’est une troisième voie permettant de résoudre les contradictions de la thèse et de l’antithèse.

La synthèse est difficile à trouver : il faut te montrer créatif .

Tu peux t’aider en te posant des questions :

– Comment les deux parties précédentes peuvent-elles être dépassées ? – Le sujet contient-il des présupposés contestables ? – Peut-on envisager le sujet sous un nouvel angle ?

Ta troisième partie doit faire l’effet d’un coup de théâtre , d’un retournement de situation qui vient résoudre le problème posé par la question.

Par exemple, pour le sujet «  Attendez-vous essentiellement d’un roman qu’il vous plonge dans les pensées d’un personnage ? « , on peut proposer le dépassement suivant :

I – On attend souvent d’un roman qu’il nous plonge dans les pensées d’un personnage II – Mais un roman n’est pas réductible aux pensées des personnages III – L’intérêt d’un roman n’est qu’il pas de nous plonger dans les pensées non pas d’un personnage mais d’un narrateur ?

Cette troisième partie est un « coup de théâtre » car elle apporte un nouveau regard sur la question en montrant que le sujet était formulé de façon trop réductrice.

Autre exemple avec le sujet de dissertation « La lecture de romans peut-elle nous apprendre quelques chose de la vie ? »

Plan dialectique possible : I – La lecture de romans ne semble pas pouvoir nous apprendre quelque chose de la vie. II – La lecture de romans suscite toutefois l’empathie et peut ainsi amener le lecteur à comprendre quelque chose d’une autre vie. III – La lecture de romans nous apprend surtout à nous poser des questions essentielles sur la vie.

La troisième partie permet donc de mettre fin à la polémique ou à la querelle que pouvaient susciter les deux premières parties. Elle offre une i ssue originale à la discussion .

Dernier conseil :

Une bonne synthèse fera indéniablement monter ta note .

Mais si, malgré tout, tu ne parviens pas à trouver matière pour une troisième partie ?

Concentre-toi alors sur tes deux premières parties et passe directement à la conclusion de ta dissertation.

Vouloir faire à tout prix une troisième partie qui « fait la moyenne » des deux premières parties n’est pas une bonne idée : cela ne peut qu’agacer ton correcteur.

Essaie plutôt de proposer un dépassement pertinent dans ta conclusion. Même si ton dépassement n’est pas développé, l’effort pour en proposer un sera toujours apprécié.

Tu travailles le plan de ta dissertation ? Regarde aussi :

♦ Le plan thématique : méthode ♦ Quiz dissertation : saurez-vous trouver le bon plan ?

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  • Comment trouver un plan de dissertation ? [vidéo]

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Qui suis-je ?

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Amélie Vioux

Je suis professeur particulier spécialisée dans la préparation du bac de français (2nde et 1re).

Sur mon site, tu trouveras des analyses, cours et conseils simples, directs, et facilement applicables pour augmenter tes notes en 2-3 semaines.

Je crée des formations en ligne sur commentairecompose.fr depuis 12 ans.

Tu peux également retrouver mes conseils dans mon livre Réussis ton bac de français 2024 aux éditions Hachette.

J'ai également publié une version de ce livre pour les séries technologiques ici.

61 commentaires

Je vais essayer de soigner la rédaction de mon commentaire donc. D’abord je vous salue Amélie. Je voulais juste vous remercier pour cet éclaircissement que vous venez de nous faire concernant le plan dialectique parce que je me posais des questions là-dessus et vous les avez bien répondu.

Bonsoir Amélie, je voulais savoir si la dissertation et l’essai sont la même chose.

Super cool Amélie.J’aime bien ta façon de faire merci beaucoup.Mais j’ai un souci sur le sujet que je viens de rencontrer dans un livre en faisant les recherches sur le plan dialectique le sujet est :<>.Et comment faire, pour trouver la problématique et les 3 sutres parties du développement de ce genre de sujet ?

Bonjour Amélie, Merci pour vos conseils toujours super utiles ! Je souhaitais savoir si nous pouvions citer le même texte dans la thèse et l’antithèse de notre dissertation ?

Par exemple, pour le sujet : « Jean de la Fontaine déclare qu’«[…] il faut laisser/Dans les plus beaux sujets quelque chose à penser» . Cette citation illustre-t’elle bien selon vous votre lecture des fables et autres textes étudiés ? »

J’aurais voulu citer « le neveu de Rameau » de Diderot dans ma première partie I- oui, cela illustre la lecture de ces textes car ils invitent le lecteur à se poser des questions, mais aussi dans ma seconde partie II- Cependant, certains auteurs développent leurs idées de telle manière qu’on ne puisse pas imaginer un autre avis sur la question.

J’ai peur que finalement cela donne un résultat proche du plan schizophrène..

Merci d’avance pour votre réponse !

Bon weekend !

Je suis en classe de seconde et ma professeure de français nous a donné notre premier sujet de dissertation concernant la société de consommation. Personnellement, j’ai proposé comme problématique « Est-il toujours possible de résister à la société de consommation ? » Voici mon plan: 1- Il est toujours possible de résister à la société de consommation 2- Toutefois, la société de consommation a permis de contribuer à l’amélioration de notre vie et il est en conséquence difficile de lui résister

Je n’ai aucune idée pour la partie 3… Pourtant, j’ai suivi scrupuleusement vos étapes…

Bonjour Julien, Tu ne m’indiques pas la question exacte posée par ton sujet, aussi je ne peux pas savoir si ta problématique est pertinente. Quand tu formules tes idées principales, essaie également de donner des justifications. Par exemple : I – Il est toujours possible de résister à la société de consommation car…  » En effet, si tu affirmes une thèse sans la justifier, ta dissertation ne semble pas convaincante.

bonjour Amélie j’ai un devoir a rendre pour demain j’aimerai bien que vous m’aidiez s’il vous plait. voila je dois faire une dissertation sur la question suivante: la poésie n’a-t-elle pour vocation que d’exprimer des sentiments personnels? aidez-moi s’il vous plait merci d’avance

Bonjour je dois faire une dissertation en art contemporain Ma problématique est la suivante: Le corps dans l’art depuis 1950 a-t-il remplacé les artéfacts?

Je pense me tourner vers un plan dialectique qui est le suivant:

I) la matérialisation de l’artiste ne semble pas avoir suppléer les artefacts

II) Cependant cette matérialité accapare une place importante dans l’art

III) la matérialité de l’artiste et les artéfacts collaborent entre-eux ( cinéma avec les artistes et images de synthèses par exemple, etc… )

Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez ?

Bonjour, Il est dit dans un commentaire précédent que le nombre de sous-parties doit être égal. Ma question est : est ce que le nombre d’exemple par argument doit l’être aussi ? Si par un exemple j’en ai 3 pour un argument et 1 seul pour le suivant est ce grave ?

Bonjour Alice, Les nombre de parties et d’arguments/exemples doit être équilibré, mais les professeurs ne comptent pas vos arguments et vos exemples de façon mathématique, le nombre d’exemple dans chaque sous-partie peut donc varier. L’équilibre du devoir se juge de façon globale : les parties doivent toutes être convaincantes – ce n’est donc pas seulement le nombre d’exemples qui compte mais leur qualité.

Bonjour Amélie,

Je dois faire une dissertation dont la question commence par « Dans quelle mesure… ». Donc le plan dialectique s’impose… Je pense avoir mieux compris la synthèse grâce à ton explication mais je ne suis pas sûre de faire la différence entre la synthèse et l’élargissement / ouverture.

As-tu une technique pour ne pas mélanger les deux ?

Merci d’avance,

Bonjour Théa, La synthèse (ou dépassement) correspond à la troisième partie de ta dissertation. L’élargissement fait référence à ton ouverture finale en conclusion.

merci beaucoup tes vidéo mon énormément aidé, j’ai donc pensé comme synthèse de dire que : »En définitive il y a d’autre recours plus efficace pour pouvoir dénoncer quelque chose en utilisant des procéder communs a l’apologue telle que » qu’est ce une bon début de synthèse d’après vous?

bonjour,Amélie j’aurai besoin d’aide par rapport a une dissertation dialectique que l’on nous demande de faire le sujet est: le recourd a l’apologue vous semble t il un bon moyen pour dénoncer quelque chose? j’ai plutôt bien compris le principe de la these-anti these-synthese mais je n’ai aucune idée de la façon de démarré mon introduction et je ne sais pas du tout comment la reformuler, j’ai également un peut de mal pour la synthése <_< merci d'avance

Tu bloques car tu n’as peut-être pas les éléments de cours te permettant de commencer une réflexion sur cette question. Je te conseille d’aller voir ma vidéo sur l’ apologue et sur l’ argumentation directe et indirecte .

Bonjour !! Je tenais tout d’abord à vous remercier, ce blog est une très bonne initiative ! Vous permettez de mieux comprendre les différentes méthodes, avec des explications simplifiées mais toujours clairs 🙂 Mais j’avoue que je rencontre tout de même une difficulté: Vous dites, pour le 2ème axe, de ne pas simplement exprimer le contraire du premier axe, mais je ne vois pas comment l’interpréter dans mon cas… :/ Peut-être pourriez-vous m’aider 🙂 Sujet : Nerval écrit :  »Je suis le ténébreux, le veuf, l’inconsolé… » Problématique (donnée): Cette phrase peut-elle définir le poète ? Plan : I/ Oui, elle peut définir le poète triste, veuf ou malheureux. II/ Non, elle ne définit pas les poètes heureux, bien dans leur peau. III/ Elle ne définit pas forcément les poètes qui ne partagent aucun sentiment dans leurs poèmes.

Merci d’avance pour ce que vous pourrez m’apporter, Cordialement.

Une élève de 1èreS

Je ne peux pas faire de l’aide aux devoirs dans les commentaires. Tu vois toutefois toi-même le souci : ton 2e axe n’est pas une nuance mais une opposition au 1er axe qui ne permet pas de faire évoluer la réflexion. Pourquoi décréter qu’il existe deux catégories de poètes, le poète malheureux et le poète heureux ? Ce sont des catégories que tu inventes par envie de créer des oppositions imaginaires pour ta dissertation. Ta dissertation te demande de réfléchir à une définition du poète . Ne cherche pas à créer des catégories fictives, mais aide-toi des poètes et poèmes que tu connais pour réfléchir à la question posée.

bonjour, je n’ai pas très bien compris dans un plan dialectique il vaut mieux donner la réponse et après donner les arguments ou l’inverse? merci d’avance.

Bonjour, tout premièrement je souhaite vous remercier pour ce cours très limpide. Je suis en train de faire une dissert sur « Les comédies ne sont elles faites que pour faire rire ? » j’ai déjà rédigé ma P1 : Oui, les comedies sont faites pour faire rire et ma P2 : Cependant elles ont d’autres fonctions (moraliste/sociale et politique…) en 3 sous parties chacune etc. Je souhaiterais faire un dépassement mais mes deux premieres parties sont deja tres fournies je n’ai donc pas énormement de pistes. Voila mes questions : Est ce problematique si je ne fais qu une ou deux sous parties ? Que pensez vous de dire que les genres ne sont pas si tranchés, qu’il y a un peu de tragique/dramatique dans les bonnes comedies. Que les meme sujets peuvent etre traités dans comedies comme tragedies mais que cest le regard qu’on lui porte qui lui donne du sens. La comedie est un genre complexe et a part entiere refletant les moeurs et la societe. Que l’on ne peut donc pas dire qu’elles ne sont faites « que » pour faire rire ou meme pour une autre fonction. Avez vous d’autres pistes ? Merci beaucoup d’avance 😉

Bonjour Jean, Tu as bien compris la dynamique d’un plan dialectique. Même si dans l’idéal, on demande le même nombre de sous-parties dans chaque partie, un petit déséquilibre n’est pas un souci (deux sous-parties au lieu de trois dans la troisième partie).

D’accord, merci pour vos conseils. Bonne fin de journée.

Merci Amélie, pour ta réponse si rapide ! J’ai trouvé ceci :  » Oui, la raison n’a jamais fait séché une larme car celle-ci n’apaise pas le sentiment de tristesse, » et en deuxième : « Toutefois, la raison suscite une marque de vérité. » Quand penses-tu ?

Je te remercie.

Bonjour Amélie, je suis en DAEU option A et j’ai découvert ton site qui explique merveilleusement bien la dissertation, corpus etc. Je t’en remercie d’ailleurs ! Actuellement je dois faire une dissertation sur une problématique qui est « La raison n’a jamais fait séché une larme? » je pense utiliser le plan dialectique qui est plus simple pour moi. J’ai trouvé en première partie : Oui, la raison n’a jamais fait sécher une larme. (j’ai fait très simple) En deuxième partie, pour éviter le plan schizophrène, je pensais à mettre: « Toutefois, la raison suscite ..  » et je n’arrive pas à finir cette deuxième partie, j’ai du mal avec la problématique, ça ne me parle pas. Que me conseilles-tu ? Comment dois-je m’y prendre pour distinguer cette deuxième partie? Merci à toi.

Bonjour Sophie, Je ne peux pas faire de l’aide aux devoirs dans les commentaires de ce site, mais tes difficultés à trouver une nuance viennent du fait que tu n’as pas encore cherché de justification à tes idées principales. Par exemple : « Oui, la raison n’a jamais séché une larme car… ». Il faut alors que tu réfléchisses à un argument principal. Il sera ensuite plus simple et logique d’y apporter des nuances.

Donc en dissertation la thèse se résume à oui et l’antithèse à oui mais…? Ou peut-on faire une thèse avec non et une antithèse avec non mais…?

Bonjour Julie, La première partie de ta dissertation (plan dialectique) peut aller dans le sens d’un oui ou d’un non. Les deux sont possibles et l’antithèse apportera donc une nuance à cette première réponse.

Bonjour je suis étudiant en audit et contrôle de gestion et j’apprecie beaucoup ce site et j’ai un sujet qui m’embête un peut. Pouvez-vous m’aider à le décortiquer? Le sujet est: les techniques de communication quels enjeux et défis pour l’auditeur?

je voudrais savoir si mon plan pour ma dissert est bien problematique : si la représentation est indispensable pour apprécier et comprendre pleinement une pièce de théâtre ? I) la représentation n’est pas indispensable II) toutefois la représentation théâtrale permet de mieux comprendre la pièce de théâtre

J’ai une petite question lorsque l’on nous dit pour l’introduction qu’il faut analyser le sujet est ce obligatoire ? Etant donné qu’elle est claire .

Merci d’avance

Bonjour Amélie, J’ai un sujet de dissertation qui est le suivant : « Pensez-vous que le théâtre est divertissement? Peut-il avoir d’autres fonctions? » et, je voulais savoir si le plan dialectique est le celui qui conviendrait le mieux? (avec du thématique aussi car il faut chercher d’autres fonctions :3)

Amélie, j’adore ton site web. Il explique très clairement tout dont j’ai besoin de savoir. J’aissais d’apliquer ton stratégie pour la dissertation à mon sujet: Les auteurs du XII e siècle affirmaien souvent vouloir plaire et instruire. Ces deux finalités sont-elles compatibles? J’ai choisi un plan dialectique: -Oui: Elles sont compatibles -Mais: Les deux finalités peuvent se trouver séparées. Est-ce correct?

Ton sujet se prête en effet à un plan dialectique, ton es dans la bonne logique de raisonnement. Mais attention dans la 2ème partie à ne pas faire de hors sujet : on ne te demande pas si ces deux finalités sont parfois séparées, on te demandent si elles sont ou non compatibles .

Merci pour ton aide, mais j’ai une autre petite doute. dans ma première partie j’ai déja trouvé les exemples(fables de La Fontaine, candide et l’École des Femmes) pourtant je n’ai pas d’arguments . les exemples peuvent être à la fois exemples et arguments ou pas?

Un exemple vient appuyer un argument, il ne peut donc pas constituer un argument.

Ma deuxième partit pourrait être plutôt : Cette combinaison n’est pas toujours la meilleure.

Bonjour ! Tout d’abord, merci beaucoup pour tout ce que vous faites ! Je suis en première L et votre site m’a beaucoup aidé tout au long de l’année ! Vu que le bac écrit de français est demain, je voulais refaire un point sur la méthodo et en voyant votre article je me suis rappelé que ma prof de français nous a dit qu’en 1ère, on n’est pas obligé de faire trois axes pour une dissertation. Cependant, dans vos plans je vois que vous faites trois axes ^^ Tout au long de l’année, j’ai fait des plans en deux axes et du coup, je me demandais quelle est la meilleure structure à adopter, s’il vous plait ? ^^

Bonjour, Je suis en classe de première ES, pour moi le Français était une énigme, je ne pensais pas que l’on pouvait « réviser » une dissertation ou un commentaire, tu as su me prouver le contraire avec ton site. Il est géniale, je l’ai conseillé à beaucoup de mes amis qui eux aussi avaient des difficultés et ils ont adoré! Demain, jour J, je pars confiante je te remercie !

bonjour amélie, ton site est vraiment impressionnant je suis professeur de français(secondaire qualifiant) au Maroc et je cesse pas de fréquent ce beau site je n’ai qu’ à te dire bon courage!

Bonsoir Amélie,

Merci beaucoup pour ton site, il est génial. J’ai vu que tu avais fait tes pronostics pour le bac de français 2013. Quel thème tombera-t-il selon toi cette année ( a le plus de chances statistiquement ) pour les ES ?

Bonjour Amélie et merci pour ces informations que vous me donnez durant l année.Je voulais savoir je suis en première s et durant l année j ai toujours pris la dissertation.Ainsi, je voudrais savoir comment réviser ce sujet d écriture pour que le jour j je sois inspire au mieux.Quels conseils pourriez vous me donner ?

Bonjour, je suis élève de seconde général et vos explication m’aide beaucoup. Toutefois, demain j’ai une dissertation à faire, le sujet sera sûrement sur le roman ou le théâtre, quel plan vaut il mieux choisir ? merci

Bonjour Estelle, Le plan dépend de ton sujet précis et non de l’objet d’étude ! Tu ne peux donc pas deviner le type de plan si tu ne connais pas le sujet.

Je viens de lire cet article sur la dissertation qui j’avoue n’est pas mon sujet de prédilection mais si j’ai bien compris la synthése dans un plan dialectique n’est pas obligatoire? (Merci beaucoup en tout cas pour ce site génial)

Bonjour, tout d’abord je tiens a vous remercier pour votre site. Ensuite, j’ai une question pour une dissertation que je dois rendre ce lundi. Le sujet etait: L’attente est l’element fondamental de tout le theatre contemporain. Vous discuterez cette affirmation en vous aidant des textes lus et etudies. J’ai optée pour un plan dialectique: certes l’attente est un element fondamental mais il y en a d’autres. Seulement les autres eleves de ma classe pensent qu’il ne faut pas de plan dialectique. Ai je raison ou dois je tout refaire? Merci de votre réponse car je suis un peu paniquée..

Bonjour Madame. Je suis en première ES. J’ai une dissertation à faire et la questions est « Pensez-vous qu’une argumentation indirecte puisse nuire ou au contraire contribue efficacement à la réflexion critique du lecteur? » je n’arrive pas a faire mon plan. Je suis perdus, je pourrais avoir votre aide?

Bonjour Souade, C’est une question simple dont les deux axes sont donnés dans la question. Pour y répondre, je t’invite à regarder mes vidéos sur l’ argumentation directe et indirecte , l’ apologue , le conte philosophique et à lire mon article sur l’essai . Bon courage.

D’accord merci beaucoup Madame, je vais regarder ses vidéos attentivement. Merci encore.

J’ai fait énormément de recherches , j’avais pensé faire une introduction ( phrase d’accroche ) en définissant ce qu’est l’anthropologie ( terme complexe à définir) . Ensuite , dans une première partie j’aurais dit « Oui , la littérature est une réflexion anthropologique. Je me serais ainsi appuyé sur des écrits de Claude Levi-Strauss ( « Tristes tropiques » et « race et histoire ») , peut-être sur le darwinisme aussi avec l’origine des espèces et je me serais aussi appuyé sur « La controverse de Valladolid » que j’ai étudié en cours , je fais donc le lien avec mon cours car la controverse est une réflexion sur l’humanité des Indiens. Après en seconde partie , je suis peu sûr de ce que je veux faire. Peut-être devrais-je simplement dire que la littérature n’est pas toujours une réflexion anthropologique et que toutefois, elle sert à divertir, au lecteur de s’évader (fictions…). Et en troisième partie , pour terminer je finirais par un « dépassement » comme tu le préconises mais je ne sais pas encore lequel…Voilà 🙂 . J’espère avoir une réponse au plus vite et éventuellement des pistes , conseils car je suis vraiment perdu sur ce sujet.

Merci beaucoup à toi et à ton site, Marie.

Bonjour Marie, Excuse-moi de ne pas t’avoir répondu avant, tu as sans doute dû terminer ton devoir maintenant. Je reçois énormément de demande pour de l’aide aux devoirs et il m’est impossible de vous répondre à chacun de façon personnalisée et dans les temps. Lorsque vous avez besoin d’une aide sur un devoir très précis, il faut mieux s’orienter vers un forum d’aide aux devoirs. J’espère que tu t’en es quand même bien sortie ! A bientôt.

Merci beaucoup pour ton site, il est super pour apprendre la méthodologie des épreuves au baccalauréat ! Cela m’a vraiment permis de progresser, toujours à mon rythme 🙂 . Outre ce message de remerciement , je souhaite te faire part de mon sujet de dissertation, à rendre très bientôt : « La littérature est-elle une réflexion anthropologique ? ». Voilà, cela fait déjà quelques jours que je butte sur ce sujet. Je suis pas très bonne en dissertation et j’aimerais que tu m’aides, me donnes des pistes pour ce sujet qui me semble très compliqué ^^.

Merci encore pour ton site. Marie

Merci beaucoup je s8 satisfai

Bonjour , merci pour ce site , enfin des explications claires et efficaces , je passe le bac de français à la fin de cette année et suis beaucoup plus sereine après la découverte de ce blog. J’ai gagné directement 3-4 points en commentaire après l’application de cette méthode, même si a chaque fois on me répète que mes axes de lectures ne sont pas recevables/ pas pertinents , je ne sais pas si il existe une astuce pour cela 😀 ( Je suis à 11-12/20 à présent ) J’ai une question à vous poser pour une dissertation sur la poésie : Est-ce qu’une fable peut-être considérer comme un poème , ou du moins , est-ce que je peux illustrer un argument par une fable en exemple ?

Clémence 1ère S 🙂

Bonjour Clémence, Merci beaucoup pour ton message et bravo pour cette progression : c’est déjà pas mal en quelques semaines 🙂 Une fable qui suit une structure poétique, comme les Fables de la Fontaine par exemple, peut être considérée comme un poème et donc illustrer un de tes arguments. Bon courage pour ton devoir et bonnes fêtes !

Bonjour, je suis maman d’un eleve de premiere et j’adore votre site. Grace a vous des notions qui semblent si compliquees et nebuleuses dans les manuels et les cours des profs deviennent simples et comprehensibles. Moi-meme qui a du faire des dissertations au lycee et en prepa , je comprends enfin le plan dialectique! Mille mercis!

Bonjour Hélène, Je suis en effet convaincue qu’il n’y a rien qui ne puisse être expliqué simplement, d’où ce site ! En tout cas merci pour votre message. Cela me fait toujours plaisir de lire le retour d’un parent. A bientôt.

Bonjour, Voila je n’est pas très bien compris la notion de « dépassement » pouvez vous me l’expliquez ?

Bonjour Marjorie, La notion de dépassement est en effet un peu difficile à comprendre; c’est pourtant un aspect important si on veut obtenir une bonne note en dissertation. Dans un plan dialectique, tu vas évoquer une thèse (première partie) puis ta vas la nuancer (deuxième partie). La thèse et l’antithèse sont donc deux jugements qui se confrontent. En troisième partie (ou éventuellement en conclusion), il faut essayer de dépasser cette confrontation. Pour cela, il faut le plus souvent évoquer d’autres problèmes soulevés par le sujet qui permettent d’élargir la réflexion.

Je comprend mieux 🙂 merci pour la réponse !

Bonjour, J’ai compris à quoi sert la troisième partie et pourquoi, mais j’ai quand même du mal à en trouver pour mes dissertation.

Je suis en 1ère L et je trouve ton site génial ! C’est très clair, très bien expliqué et on comprend beaucoup plus vite en lisant ton blog. Ça fait plusieurs mois que je viens régulièrement et je n’ai pas l’habitude de laisser des messages, mais ton site est tellement utile que je tenais a te remercier personnellement pour toutes ces astuces que tu donnes et qui nous aide ! 😀

Bonjour Alix, C’est moi qui te remercie pour ce commentaire enthousiaste ! Vos retours me font très plaisir. Bonne continuation et à très bientôt sur le blog.

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Bien parler, est-ce bien penser ?

Par axelle laheux   •  2 Février 2021  •  Dissertation  •  1 644 Mots (7 Pages)  •  2 543 Vues

Axelle LAHEUX TF

Dissertation

« Bien parler, est-ce bien penser ? »

« […], et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre. »  Dans Dom juan  de Molière, Sganarelle fait l’éloge du tabac. Cependant tout en parlant bien, le contenu de ses propos n’est pas véridique ou même réfléchis. Penser est une activité de l’esprit visant à ordonner des idées, à réfléchir mais aussi à raisonner. Parler vient ensuite, c’est une action qui permet d’articuler des sons de prononcer des mots et donc par logique de communiquer. Parler peut aussi être associé au langage, (un système de signes et ou de mots permettant de transmettre une information ou encore une pensée). Parler nous sert à exprimer nos idées donc si ces dernières sont bien organisées alors nos paroles le seront aussi. Cependant on peut aussi bien penser pourtant en fonction de la situation notre expression peut être altérée par nos émotions ou notre culture.

Lorsque on est enfant on peut être amené à entendre « il faut penser avant de parler » ou encore « il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ». Ces expressions de la culture populaire montrent l'importance de l’intériorisation de la pensée ainsi que des paroles. Ici on entend bien parler dans le sens de parler correctement. En effet avant de dire quelque chose on est souvent amené à la penser. Mais lorsque l’on ne réfléchit pas, soit-l’on ne pense pas avant de parler on risque alors de dire des choses blessants ou sans sens propre. Or lorsqu'on pense, on ne peut s’empêcher de se parler à nous même. Donc les pensées peuvent être assimilé à une intériorisation du langage.

        Selon Platon, les pensées et le langage sont liés, lorsque Théétète lui pose la question « Qu’est-ce que tu appelles penser ? » dans le dialogue du même nom, Socrate va alors répondre : « Une discussion que l'âme elle-même poursuit tout du long avec elle-même à propos des choses qu'il lui arrive d’examiner. Car voici ce que me semble faire l'âme quand elle pense : rien d'autre que dialoguer, s'interrogeant elle-même et répondant, affirmant et niant. Donc, pensée et discours, c'est la même chose, sauf que c'est le dialogue intérieur et silencieux de l'âme avec elle-même que nous avons appelé de ce nom de pensée » Ainsi selon Platon, on peut voir que la pensée ne serait que l’intériorisation du discours. Par exemple, on va associer la mer à d'autres mots comme le bateau, la plage ou encore les coquillages, les vacances soit un ensemble de mots que l’on utilise lorsque l’on parle. Selon Platon penser à quelque chose ; par exemple la mer ou en parler serait pareil, seulement en parler serait une version extérieure donc pas individuelle.

        Ainsi penser et parler seraient semblables, la différence étant que parler n’est pas un discours silencieux. Partant de ce principe ; si on pense bien, alors on parle bien. Mais cela ne peut pas toujours être le cas. En effet en rhétorique par exemple le but est souvent de persuader alors les paroles ne reflètent pas toujours la pensée.

        Les paroles ne servent pas toujours à extérioriser les pensées ou pas seulement. Elles peuvent aussi nous servir à persuader, par le processus de rhétorique par exemple. Pour en revenir à notre sujet, bien parler pourrait alors avoir deux sens. Le premier étant qu’on a développé la capacité à s’exprimer correctement, mais aussi un autre qui pourrait vouloir signifier beau penseur. En effet lorsque l’on parle, on exprime certes nos pensées mais lorsque l’on parle dans un but précis avec un objectif, on peut omettre certains points du sujet ou tourné le sujet à notre avantage par notre façon de s’exprimer. Or à ce moment-là on exprime plus directement nos pensées donc nos pensées ne sont pas forcément autant liées que l’on le pense à nos paroles.

        Dans ses cours, Nietzche disait « Il n’est rien pour quoi les Grecs se soient donnés une peine aussi obstinée que pour l’éloquence ». Par cette citation il fait dans un premier temps référence aux grecs de l’antiquité qui donnaient une importance extrême aux mots, les paroles avaient alors une puissance en elle-même. Pour ce peuple du moment que tu savais parler alors rien ne pouvait être impossible. Par exemple, afin d’émouvoir ou encore de gagner un débat ou une décision lors d’assemblée il fallait être un « beau parleur ». Selon Nietzche les mots pouvaient alors nous accompagner dans nos désirs de puissance.

        Ainsi les paroles sont aussi là afin de persuader et ne sont donc pas seulement le simple reflet de nos pensées mais quelque chose de plus complexe.

Seulement certaines personnes peuvent avoir des idées mais être dans l’incapacité de les exprimer du fait de la langue ou autre.

A certains moments on peut être amené à ne pas exprimer toute nos idées à l’oral. Parler peut-être associer à un langage ou encore à un moyen de communiquer. En effet quand nous parlons nous pouvons être amené a ne pas l’intégralité de notre pensée ou a tout simplement ne pas en parler. Ce que nous disons peut-être altéré par notre environnement ou encore la situation dans laquelle on se trouve, le pays ou on se trouve. Nos émotions ou nos sentiments peuvent aussi jouer un rôle. Le langage peut aussi être une barrière a la formulation des pensées Or la formulation de nos idées peut alors ne pas forcément être objective. Donc en partant de ces éléments on peut se demander si bien parler c’est forcément synonyme de bien penser ou si cela peut être plus compliqué.

qu'est ce que bien parler dissertation

La littérature est-elle un moyen efficace pour émouvoir le lecteur et pour dénoncer les cruautés commises par les hommes ?

  • Anna Logacheva
  • 24 Nov 2023

À lire dans cet article :

qu'est ce que bien parler dissertation

Bac français 2024. Lors de l’épreuve écrite de français, deux exercices te sont proposés, le commentaire de texte ou la dissertation. Libre à toi de choisir celui qui te convient le mieux. Dans cet article, nous nous intéressons à la dissertation sur le thème de l’argumentation. Comment s’y prendre ? Que faire au brouillon ? Quel plan adopter ? Nous revenons avec toi sur ce thème, à l’aune du sujet suivant : La littérature est-elle un moyen efficace pour émouvoir le lecteur et pour dénoncer les cruautés commises par les hommes ?

Que faire au brouillon ?

Définir les termes du sujet.

Il faut commencer par définir très attentivement les termes du sujet : La littérature est-elle un moyen efficace pour émouvoir le lecteur et pour dénoncer les cruautés commises par les hommes ?

La littérature

Inutile de trop s’attarder sur ce terme – il faudra parler de littérature au sens large . Hors de question d’évoquer ici uniquement des textes argumentatifs , pense également aux pièces de théâtre, aux romans, aux poèmes, etc. Par contre, inutile de penser à tous les films ou à toutes les séries qui ont pu t’émouvoir dernièrement. Il est bel et bien question ici de littérature uniquement.

Un moyen efficace

La question posée t’incite donc à réfléchir sur l’efficacité de la littérature, mais comment peut-on juger de l’efficacité de quelque chose ? Il s’agirait donc de mettre en avant l’ effet de la littérature sur le lecteur . Pense à la dernière fois qu’un livre ou qu’un texte t’a marqué. À quoi cet effet était-il dû ? À défaut, pense à la dernière fois qu’un professeur t’a dit qu’un texte était particulièrement marquant et convaincant. Pourquoi l’était-il ?

Qu’est-ce que la littérature a de spécifique ? Qu’est-ce qui la rend plus efficace qu’un autre média pour émouvoir le lecteur ?

Émouvoir le lecteur

Pleurer, rire, perdre sommeil, ne plus être capable de lâcher le livre qu’on a entre les mains, etc. Comment un livre parvient-il à toucher le lecteur en plein cœur ?

Dénoncer les cruautés commises par les hommes

Il ne s’agit donc pas ici de n’importe quelle émotion : on parle toujours de dénonciation et de la cruauté. Le verbe dénoncer est ici très important. On pense de suite au genre argumentatif et aux deux outils de l’argumentation – convaincre et persuader . Mais pas seulement ! Il faudra voir s’il y a d’autres moyens, tout aussi efficaces, pour dénoncer grâce à la littérature.

Commence à lister tous les ouvrages que tu connais qui traitent de la cruauté commise par les hommes. Ne te contente pas des textes donnés dans le corpus. Tu as sûrement étudié ou déjà lu Candide de Voltaire – rappelle-toi des terribles chapitres sur la guerre !

Essaye de penser à des exemples classiques – certes il y a beaucoup de cruauté dans des ouvrages fantastiques célèbres comme Game Of Thrones par exemple (dont on ne dénigrera pas la qualité ici), mais ce ne sont pas forcément les références attendues ici. Par ailleurs, un exemple original bien amené peut encore ravir votre correcteur, mais sache qu’en général les professeurs de français, surtout au moment de la correction du bac, ne sont pas forcément friands des copies hors des sentiers battus. Ils ont des attentes et des critères à cocher pour distribuer des points, ne les déstabilise pas trop. Rigueur et méthode avant tout !

Attention, un autre défaut consisterait à vouloir tout caser. Si tu as une culture littéraire très riche, bravo et tant mieux pour toi, mais n’essaie pas par tous les moyens de mettre toutes les références que tu as pour briller devant le correcteur. Ce n’est pas l’accumulation, mais la réflexion qui compte à ses yeux. Construis bien ta copie au brouillon et identifie bien les exemples à mettre dans chaque partie pour rendre un devoir solide.

Problématiser

Ce sujet n’a pas été choisi par hasard, si des professeurs de français te l’ont proposé, c’est qu’il y a matière à réfléchir pendant toute la durée de l’épreuve. Inutile donc de faire un hors sujet pour traiter une thématique qui t’intéresserait plus.

Construction du plan

Les connaissances préalables à avoir.

Pour construire un plan, tu dois impérativement avoir à l’esprit les différentes œuvres que tu maîtrises bien sur l’argumentation.

Voici une liste non exhaustive des œuvres à connaître pour rédiger ta dissertation sur l’argumentation :

  • Les Essais de Montaigne (1580)
  • Gargantua , Rabelais (1534)
  • Les Fables de La Fontaine (1668)
  • Caractères de La Bruyère (1688)
  • Maximes de La Rochefoucauld (1665)
  • Pensées de Pascal (1670)
  • Sermons de Bossuet (1689)
  • Lettres persanes de Montesquieu (1721)
  • L’Encyclopédie de Diderot (1751)
  • Candide de Voltaire (1759), pense aussi à son Dictionnaire philosophique
  • Les Misérables de Victor Hugo (Le dernier jour d’un condamné (1821), Ruy Blas)
  • J’Accuse d’Émile Zola (1898)
  • Le Mythe de Sisyphe de Camus (1942)
  • L’Être et le Néant de Sartre (1942)

N’oublie pas d’avoir en tête les principaux enjeux du genre argumentatif :

  • XVIe siècle : Premiers écrits argumentatifs : des écrits très documentés (avec des citations de grands ouvrages de l’Antiquité (au XVIe siècle). L’homme réfléchit sur l’éducation. L’objectif premier est de convaincre par des arguments rationnels.
  • XVIIe siècle : Les écrits se font plus sarcastiques, ironiques – le but est de dénoncer de manière détournée le pouvoir en place (la littérature de l’époque c’est un peu House of Cards). Du coup Voltaire utilise énormément l’ironie, La Fontaine écrit des fables, Molière écrit des pièces de théâtre (avec des personnages caricaturaux – censés rappeler aux spectateurs leurs propres défauts).
  • XVIIIe siècle : Le grand siècle des Lumières ! L’objectif est de tout documenter, d’être aussi précis et exhaustif que possible. La littérature se fait plus philosophique.
  • XIXe siècle : L’article J’Accuse de Zola est très important ! C’est la première fois que la littérature devient ouvertement une véritable arme de combat. Avec la troisième république et son école obligatoire, de plus en plus de personnes savent lire. La presse connaît un essor sans précédent. Les écrivains ont une très bonne réputation – leur voix compte et intéresse l’opinion publique. L’article de Zola a un retentissement sans précédent. La littérature pour la première fois devient une arme politique.
  • XXe et XXIe siècle : Après les deux guerres mondiales, le monde est désabusé. La littérature se referme et devient un genre à part entière détaché de la politique. Elle se fait aussi plus philosophique. Entre les romans qui tentent de déconstruire la narration, les romans qui défendent un point de vue absurde sur le monde contemporain. La conviction laisse place à la persuasion.

Voici une liste non exhaustive de procédés littéraires à réutiliser et à connaître pour un sujet de dissertation sur l’argumentation :

  • Argumenter (défendre son point de vue – une thèse)
  • Argumentation directe (l’auteur exprime clairement son opinion en utilisant la première personne du singulier, en utilisant des exclamatives, le présent de vérité générale)
  • Argumentation indirecte (l’auteur s’exprime dans un cadre fictif – par exemple la Fable)
  • Convaincre (utiliser des arguments rationnels)
  • Persuader (créer de l’émotion chez le lecteur)
  • Délibérer (penser le pour et le contre)
  • Faire un éloge (vanter les mérites et les avantages d’une situation)
  • Faire un blâme (dénigrer)
  • Pensez à l’apologue (discours court sur une valeur morale), la fable, le conte de fées, le conte philosophique, le roman philosophique, la parabole, la dystopie, le roman fable)
  • Pensez aux différents outils argumentatifs (les hyperboles, l’ironie, la narration, le pathétique, le satirique)
  • Pensez à la structure très définie de certains textes argumentatifs (dans l’art de la rhétorique, le texte est avant tout construit dans un souci de dispositon : il commence par une exorde (comme une accroche), la narration (le développement), la confirmation et la péroraison (la conclusion).

Une fois que tu as tous ces éléments en tête, tu peux te lancer dans la construction de ton plan . Le plan reste généralement très classique. N’hésite pas à consulter nos articles sur les ruptures dans la littérature pour comprendre comment l’histoire a influencé l’histoire de la littérature et l’évolution des genres littéraires.

  • La première partie répond au sujet – elle lui donne raison.
  • La deuxième partie opère ce qu’on appelle un renversement dialectique – le fameux “oui mais”. Même si on a démontré dans la première partie ce que c’était le cas, voici tout ce qui démontre que ce ne l’est pas.
  • La troisième partie va plus loin – puisque la première idée n’est plus juste, il faut trouver une nouvelle formulation pour que cette idée reflète bien la réalité.

Attention à ne pas partir dans des abstractions trop lointaines du sujet dans cette dernière partie.

La pratique

En pratique, dans notre dissertation sur l’argumentation, voici un plan très classique qu’on pourrait adopter :

I – La littérature est un moyen efficace pour émouvoir le lecteur et dénoncer les cruautés commises par les hommes

On va se demander dans cette première partie pourquoi cette phrase est-elle juste ? Il y a plein d’arguments possibles ! Voici une liste non exhaustive d’arguments à laquelle vous auriez pu penser.

A – La littérature, grâce à sa diversité de genres, propose différents moyens d’émouvoir le lecteur (là tu peux citer tous les différents genres littéraires liés à l’argumentation ou non). Rappelle-toi par exemple du poème le Dormeur du Val de Rimbaud ou encore le poème à la Mère de l’enfant mort de Victor Hugo. Ces deux poèmes ne sont pas des textes argumentatifs. Par l’utilisation du registre pathétique (phrases exclamatives, interrogatives, interjections, énumération d’adjectifs décrivant la souffrance des personnages) et de l’hyperbole (tout est exagéré), le lecteur est emporté par le tragique du poème et se révolte lui aussi contre la cruauté humaine.

B – La littérature permet aux écrivains de persuader leurs lecteurs pour les émouvoir et les faire réfléchir. Pense ici à tous les écrits par exemple de Voltaire. Grâce à l’ironie, l’écrivain crée une distanciation, il n’accuse pas quelqu’un directement, il le fait d’une manière détournée. Voltaire peut utiliser ainsi sa plume incisive en adoptant le regard naïf de Candide , pour dénoncer toute la cruauté du monde. (C’est quand même très mal de ne pas accuser les rois directement, mais adopter le point de vue d’un simplet pour dénoncer les injustices de son époque.)

C – La littérature permet d’émouvoir les foules grâce au statut de l’écrivain, qui est un intellectuel qui affirme son opinion. Rappelle ici que dans les textes argumentatifs, la première personne du singulier est souvent utilisée, que les auteurs recourent à des arguments d’autorité comme les textes anciens (rappelle-toi bien des textes du corpus pour les citations latines), qu’ils affirment leur opinion et soulèvent les foules (pense à l’article J’Accuse de Zola).

Il y a deux choix pour la deuxième partie : soit tu peux dire que la littérature est plus que ça, soit tu peux considérer les limites de la littérature comme moyen de dénonciation des cruautés de ce monde. Nous traiterons ensemble ici ce deuxième aspect du sujet.

II – La littérature ne permet parfois pas d’émouvoir le lecteur pour dénoncer les cruautés de ce monde

A – L’émotion seule ne permet pas forcément de lutter contre les cruautés de ce monde. Les textes argumentatifs très convaincants qui se basent sur des arguments réels poignants peuvent être plus efficaces. Convaincre > persuader. Un texte très modalisé et construit, avec de nombreuses références comme les Essais de Montaigne peut avoir plus d’impact sur certains lecteurs qu’une fable de La Fontaine.

B – Certaines cruautés humaines ne peuvent même pas être décrites et traduites dans un texte littéraire. Pense aux conséquences atroces de la Seconde Guerre mondiale. Pensez par exemple au Voyage au bout de la nuit de Céline ou encore au roman À l’ Ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque ou au Feu de Barbusse, certaines atrocités ne peuvent pas être formulées, parfois la cruauté devient même tellement normale qu’elle ne peut plus émouvoir.

C – La littérature dans son intégralité n’est pas destinée à dénoncer les inégalités dans le monde. La littérature peut exister pour elle-même. Écrire pour dénoncer, ne serait-ce pas là une façon de ne plus faire de la littérature ? Pense au mouvement l’Art pour l’art, comme le Parnasse par exemple ou encore le mauvais roman.

III – La littérature permet de dénoncer la cruauté humaine à jamais, mais ce n’est pas à la littérature de sauver le monde de la cruauté

A – Pense à la figure de l’écrivain philosophe par opposition à l’écrivain politicien du XIXe siècle. L’écrivain joue un rôle à part entière dans la société. Il peut dénoncer, mais il reste l’albatros ailé qui survole le monde et livre aux hommes sa vision. Pense à Montaigne qui, pour écrire ses Essais, s’est isolé dans une tour. La littérature est un élément déclencheur, c’est aux hommes, par la suite, de prendre la relève.

B – La littérature permet en revanche d’immortaliser ce qu’elle dénonce grâce aux sentiments intemporels qu’elle transmet au lecteur. On étudie encore les Fables de la Fontaine, on lit encore Candide de Voltaire. Ces textes résonnent encore dans le monde d’aujourd’hui parce que les figures allégoriques qu’ils mettent en scène, le procédé de l’ironie ou encore les figures de style qu’ils utilisent restent intemporels et touchent tous les lecteurs.

C – La littérature ne devrait pas exister dans le simple but de dénoncer – elle fait réfléchir l’homme. Rappelle ici les principaux procédés de l’argumentation, cite un texte qui t’a marqué dernièrement, montre que tu aimes lire et que la littérature peut avoir un effet sur toi.

Lire aussi :  Bac français 2024 : les œuvres au programme

Voici un ensemble d’objectifs à garder à l’esprit le jour J. L’épreuve du bac est très basique. Retiens bien cela ! On teste tes compétences. C’est tout. On regarde si tu as bien appris ton programme, si tu connais les œuvres clés et si tu es capable d’appliquer la méthode. N’essaie pas d’être original(e), coche les cases pour récupérer tous les points et décroche la note de tes rêves. Tu pourras toujours assouvir tes envies de devenir critique littéraire plus tard, après le baccalauréat.

Les objectifs de forme

La forme est très importante. Mets-toi dans la peau d’un correcteur. Il a plusieurs énormes paquets de copies à corriger. Il est payé en moyenne 0,75 € par copie, à peine 5 € de l’heure. Il n’a pas choisi d’être là. Il fait son devoir envers l’éducation nationale – il a été désigné pour corriger ces copies. Il est 22h30. Il a passé sa journée à essayer de déchiffrer l’écriture tout à fait incompréhensible de certains candidats, à lire des atrocités (qui l’ont peut-être fait rire au début, mais au bout de deux-trois copies c’est plus déprimant que drôle), à essayer de ne plus voir les nombreuses fautes d’orthographe et de grammaire éparpillées dans les copies, à rager parce que certains candidats ont oublié la conclusion, n’ont rendu qu’un paragraphe, n’ont pas traité le sujet, n’ont cité aucune œuvre ou ont simplement rendu copie blanche. Il est fatigué. C’est le moment fatidique. Arrive ta copie. Observons ensemble deux cas de figure.

Cas de figure 1 : La copie est mal écrite, il n’y a pas de saut à la ligne, les paragraphes ne sont pas clairs, les titres des œuvres ne sont pas soulignés, on ne voit pas du tout la structure de la copie et dès la première ligne il y a déjà une faute d’orthographe. Notre cher professeur est dans les pires dispositions pour corriger ta copie. Il n’a d’ores et déjà aucune envie de te mettre une notre supérieure à 12. Il se prépare mentalement pour la corvée qui lui incombe, se sert un café, soupire. La soirée va être longue.

Cas de figure 2 : Quelle copie magnifique ! On voit du premier coup d’œil une introduction de 5-6 lignes, trois paragraphes de développement et une conclusion. La copie est aérée, avec des sauts à la ligne (parfois deux lignes pour l’aérer encore davantage), des alinéas. L’écriture est soignée. Tout est là. Le correcteur sourit intérieurement, il est dans les meilleures dispositions pour lire ta copie, prêt à te mettre une excellente note si le raisonnement et les références sont là. Il se sert un café, s’arme de son stylo, prêt à valoriser ton travail.

Ce qu’il faut absolument faire

  • Bien avoir une introduction, une conclusion et trois parties (ou deux) – mais n’oublie jamais la conclusion.
  • Bien aller à la ligne entre chaque paragraphe (les lignes sont petites sur les copies de l’examen – n’hésite pas à en sauter deux).
  • N’oublie jamais l’alinéa.
  • Souligne bien les titres des œuvres que tu cites.
  • Relis-toi bien pour éviter les coquilles et les fautes d’orthographe.

Les objectifs de contenu

  • Ne jamais juxtaposer des citations d’auteurs apprises par cœur.
  • Bien citer des œuvres au programme et des œuvres du corpus.
  • Bien construire le plan au brouillon pour avoir un plan clair et au moins un exemple pour chaque partie (c’est là que tu vois si ton plan est valable ou non).
  • Dans l’introduction, bien avoir l’accroche, la problématique et le plan.
  • Dans le développement, avoir trois parties claires avec des transitions entre chaque partie.
  • Dans la conclusion, bien rappeler le sujet et ta réponse.

Respecte bien ces quelques consignes, révise bien tes exemples et les procédés, et cela est certain, tout se passera bien le jour J. N’hésite pas à consulter notre article sur le commentaire de texte sur l’argumentation !

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Canular n°18 - 2 - Pièces de Charles-Simon Favart

Niveau moyen, retrouvez les véritables titres des pièces de favart. attention aux pièges tendus par notre farceur de service .

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Publication type: journal editor: chaouche (sabine) abstract: european drama and performance studies is a journal devoted to the history of performing arts. thematic issues are published in french and/or english. number of pages: 375 parution: 07-05-2023 journal: european drama and performance studies, n° 20.

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La communication écrite

Méthodologie de la dissertation: règles générales, introduction et conclusion

L'introduction

  • Ne pas utiliser la première personne du singulier (“Je”) lors de la rédaction mais “nous” (ex: “nous verrons dans une première partie...” ou « nous examinerons… » ; « nous nous interrogerons sur… ») ; le pronom « on » (« on peut constater ») ; la forme impersonnelle (« il est possible d’observer ») ; ou la forme passive (« il est admis que… »).
  • Ne jamais répéter les règles de la dissertation lors de la rédaction. Les professeurs savent déjà les règles de la dissertation: ils n'ont donc pas besoin qu'on leur fasse un cours sur celles-ci.
  • Ne jamais commenter le sujet en donnant un avis personnel. Dans une dissertation, on ne doit pas laisser transparaître ses sentiments ou ses impressions, ni avoir de jugement subjectif. On doit expliquer des faits et les analyser, mais on ne doit pas donner d'opinion.
  • Ne jamais faire référence à des faits personnels. Dans une dissertation, on ne raconte pas sa vie, ni une histoire. On analyse un sujet et des événements.
  • de présenter le sujet,
  • de trouver un axe de réflexion (une lecture du sujet)
  • d'annoncer succinctement les différentes perspectives qui seront développées au cours de la dissertation afin de faire comprendre au lecteur ce qui va être abordé.
  • comment ?...
  • dans quelle mesure ?...
  • quelles ont été/a été… l’influence/les conséquences/les causes etc…. ?
  • ceci pose le problème de...
  • ceci nous invite à nous interroger sur...
  • ceci soulève le problème suivant : ...
  • la question de ... peut ainsi être posée en ces termes : quel ... / en quoi... dans quelle mesure... comment...

La conclusion

  • de résumer les points principaux qui ont été développés
  • de faire la synthèse de ce qui a été discuté (conséquences, résultats, situation...),
  • d'ouvrir de nouvelles perspectives ou de mentionner des questions qui pourraient faire l'objet d'une autre dissertation (prolonger le raisonnement).
  • En conclusion, nous avons vu que...
  • En définitive il apparaît que...
  • Pour conclure on pourrait dire que...
  • Finalement, nous avons montré que...

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  • Dissertation

La méthode de la dissertation de philosophie !

Publié le 27 novembre 2018 par Justine Debret . Mis à jour le 7 décembre 2020.

Quelle méthode suivre pour une dissertation de philosophie ? C’est une question que l’on se pose depuis le lycée et qui nous préoccupe encore à l’université.

Table des matières

Étape 1 de la méthode d’une dissertation – analyser le sujet en profondeur, étape 2 de la méthode d’une dissertation – problématiser, étape 3 de la méthode d’une dissertation – faire un plan, étape 4 de la méthode d’une dissertation – argumenter, étape 5 de la méthode d’une dissertation – l’introduction, le développement, les transitions et la conclusion, étape 6 de la méthode d’une dissertation – la relecture et correction de votre dissertation, présentation gratuite, 1. lire le sujet attentivement.

Cela parait évident, mais la première étape est de lire le sujet en entier . Si plusieurs sujets de dissertation sont proposés, il vous faut les lire  tous   avant de choisir le sujet qui vous semble le plus approprié (celui que vous avez le plus préparé).

Exemple de sujets

2. définir les termes du sujet.

Il est primordial de définir les termes du sujet, afin de le comprendre et de choisir un angle d’attaque.

Conseil Utilisez l’étymologie des mots.

Les mots ont des définitions diverses et vous devrez choisir une définition spécifique pour les termes centraux du sujet en introduction.

Exemple de définition des termes

Sujet  : Le travail n’est-il qu’une contrainte ?

Il faut définir les termes “travail”, “contrainte” et “qu’une”. Si des idées, des concepts, des théories ou des auteurs vous viennent à l’esprit, notez les sur votre brouillon !

Travail  : au sens économique, le travail est une activité rémunérée ou non qui permet la production de biens et services. Avec le capital, c’est un facteur de production de l’économie. L’étymologie du terme travail est tripalium (instrument de torture), un instrument formé de trois pieux, deux verticaux et un placé en transversale, auquel on attachait les animaux pour les ferrer ou les soigner, ou les esclaves pour les punir.

Contrainte  : une chose imposée par l’extérieur contre la volonté d’un individu (différent d’une obligation).

Qu’une  : seulement, uniquement.

3. Faire un brainstorming sur le sujet

Soulignez les mots du sujet qui vous semblent essentiels et essayez de les définir ou de trouver des synonymes.

Étalez plusieurs feuilles de brouillon et écrivez toutes les idées qui vous viennent à l’esprit concernant votre sujet.

Relisez souvent le sujet pour éviter le hors-sujet.

L’analyse du sujet constitue une étape majeure de la réponse : elle cerne à viser précisément les exigences du libellé.

  • Elle porte sur les termes essentiels figurant dans le libellé.
  • Elle doit permettre de dégager le ou les problèmes posés par le sujet et de délimiter le domaine concerné par le sujet.

Exemple de brainstorming

  • Le travail peut être un plaisir.
  • Est-ce une contrainte ou une obligation que l’homme s’inflige ? Que serions-nous sans le travail ?
  • C’est une activité imposée de l’extérieur, donc une contrainte.
  • Le travail permet de nous libérer ?
  • Le travail est une fin en soi ?
  • Est-ce imposé par la société ?

Corriger des textes rapidement et facilement

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Corriger un texte gratuitement

Grâce aux définitions et au brainstorming , faites un travail de reformulation avec vos propres mots de la question qui vous est posée.

Astuce Commencez la question par “en quoi” (pour une réponse avec différents arguments) ou “est-ce que” (pour une réponse en thèse/antithèse).

Lors de la problématisation du sujet, demandez-vous si vous pouvez y répondre avec vos connaissances et si vos propos sont en relation directe avec le sujet de la dissertation de philosophie.

Exemple de problématique

Problématique  : Est-ce que l’Homme est contraint ou obligé de travailler ?

Maintenant que vous avez une problématique, il faut faire un plan qui y répond. Recherchez des idées et notez-les de manière ordonnée.

En fonction du sujet de dissertation de philosophie proposé, un type de plan va s’imposer : dialectique, analytique ou thématique.

Nous conseillons de faire un plan en trois parties (et deux sous-parties). Toutefois, ce n’est pas obligatoire et vous pouvez faire deux parties (et trois sous-parties).

Il existe plusieurs types de plan  :

  • Le plan dialectique (ou critique).
  • Le plan analytique.
  • Le plan thématique

Exemple de plan

Plan  :

I) Le travail n’est qu’une activité imposée par l’extérieur contre la volonté de l’Homme

A) L’origine du travail B) Il est imposé à l’humanité par d’autres Hommes C) Le travail et la société

II) Le travail est une activité que l’être humain s’impose librement à lui-même

A) Travailler est naturel pour l’Homme ? B) Le travail comme une libération C) Le travail est une fin en soi

L’analyse du sujet de la dissertation de philosophie permet de dégager deux ou trois idées qui sont les parties de votre développement.

Chaque argument est l’objet d’un paragraphe qui doit présenter une explication de l’argument, des exemples précis et une phrase conclusive.

Exemple d’argumentation

B) Le travail comme libération

Argument 1 : D’après Kant, l’Homme se dicterait librement le travail car il en aurait besoin pour se libérer de la nature qui est en lui. En effet, le travail est une activité qui induit de suivre des règles, et ces règles permettent à l’être humain de se libérer de la nature qui réside en lui, c’est-à-dire de se civiliser. Cette nature qui habite l’être humain s’exprime par le désir, l’instinct et les sentiments d’après Kant. Le travail est donc l’activité qui permet à l’Homme de ne plus être esclave de sa nature et d’accéder à l’estime de soi.

Exemple : C’est-à-dire que lorsque l’Homme travail, tout ce qu’il construit « il doit en avoir tout seul le mérite et n’en être redevable qu’à lui-même ». D’après Kant, le travail permet aussi d’évoluer et d’accéder à la culture, car si l’Homme ne travaillait pas, il serait resté au stade primitif. Par exemple, un consultant qui travaille pour Deloitte sur différentes missions continuera de se perfectionner et d’accumuler des connaissances au fil de sa carrière.

Conclusion : Par conséquent, l’Homme s’oblige à travailler pour se libérer de la nature qui est en lui et pour accéder à l’estime de soi, ainsi qu’à la culture.

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1. L’introduction d’une dissertation

L’introduction d’une dissertation de philosophie permet de poser le sujet et d’exposer clairement le problème.

Elle ne doit pas être trop longue (10 à 15 lignes) et s’adresse à un lecteur profane.

L’introduction d’une dissertation de philosophie doit comporter :

  • une amorce ;
  • l’énoncé du sujet (si c’est une citation, elle doit figurer dans l’introduction avec le nom de l’auteur) ;
  • la définition des termes et reformulation du sujet ;
  • la problématique ;
  • l’annonce du plan de la dissertation.

Exemple d’introduction

Sujet  : Le travail n’est-il qu’une contrainte?

Introduction  :

« Le travail a quelque chose de semblable à la mort. C’est une soumission à la matière. » a dit Guillaume Apollinaire. Il pose ainsi la question du travail, comme une unique contrainte. L’étymologie latine du mot travail, « tripalium », signifie « instrument de torture ». En outre, c’est une action liée à la souffrance et qui possède une dimension fortement négative. Par définition, le travail est une activité de transformation de la nature qui a pour effet de transformer l’Homme lui-même. Pour Blaise Pascal, c’est un divertissement qui occupe une grande partie de la vie des Hommes et qui permet de masquer les problèmes essentiels de l’existence humaine. On définit une contrainte comme étant est une chose imposée par l’extérieur contre la volonté d’un individu. Or, il faut bien différencier une contrainte d’une obligation, qui elle est une activité que l’individu s’impose lui-même librement. On peut donc se demander est-ce que l’Homme est contraint ou obligé de travailler ? Dans un premier temps, nous nous demanderons si le travail n’est qu’une activité imposée par l’extérieur contre la volonté de l’Homme, puis dans un deuxième temps nous nous interrogerons sur le fait que le travail est une activité que l’être humain s’impose librement à lui-même.

2. Le développement

Le développement comporte deux ou trois parties, nettement séparées. Il faut sauter une ligne après l’introduction, entre chaque partie, et avant la conclusion.

Chaque partie est divisée en trois ou quatre paragraphes qui s’articulent autour d’un argument ou d’une idée directrice.

Tout argument doit être illustré par un exemple littéraire qui donne lieu à une analyse permettant au lecteur d’apprécier leur pertinence. Chaque partie s’achève sur une phrase de conclusion.

Exemple de développement

Effectivement, l’Homme s’imposerait librement le travail, car il en aurait besoin pour se libérer.

Exemple : C’est-à-dire que lorsque l’Homme travail, tout ce qu’il construit « il doit en avoir tout seul le mérite et n’en être redevable qu’à lui-même ». D’après Kant, le travail permet aussi d’évoluer et d’accéder à la culture, car si l’Homme ne travaillait pas, il serait resté au stade primitif.

Conclusion : Par conséquent, l’Homme s’oblige à travailler pour se libérer de la nature qui est en lui et pour accéder à l’estime de soi ainsi qu’à la culture.

Argument 2 : Par ailleurs, d’autres philosophes voient dans le travail un autre facteur de libération. En effet, pour Pascal, le travail permet à l’Homme de se libérer de la misère existentielle, qui est le maux le plus douloureux de l’espèce humaine et qui est en fait la définition de la condition humaine. La misère existentielle est en fait une angoisse, un ennui qui est commun à tous les Hommes et qui résulte d’une interrogation sur l’existence humaine.

Exemple : Ces questions existentielles, qui sont universelles, plongeraient l’Homme dans une angoisse et un ennui profond. Il existe de nombreuses questions de ce genre comme « que faire de sa vie ? » ou bien « que faire face à l’angoisse de la mort ? ». Pascal considère que pour se libérer face à ce maux l’Homme s’impose librement le travail, qui est un divertissement qui l’occupe et l’empêche de se poser ces questions existentielles. C’est-à-dire que le travail est la seule solution pour l’Homme face au sentiment insupportable que l’existence humaine est absurde.

Conclusion  : Par conséquent, l’Homme se dicte librement le travail car c’est l’unique solution face à l’angoisse et l’ennui causés par la condition humaine. Le travail, d’après ces deux exemples constitue une obligation pour l’Homme dans le sens où il se l’impose librement afin de se libérer de la nature qui est en lui, ainsi que de la misère existentielle qui l’habite. Toutefois, le travail pourrait n’être considéré que comme une contrainte s’il constituait une activité réalisé pour une fin extérieure.

3. Les transitions

Dans une dissertation de philosophie, les transitions sont primordiales. Elles permettent de lier les parties entre elles.

Deux types de transitions sont utilisés :

  • Les transitions entre grandes parties (I et II par exemple).
  • Les transitions entre chaque sous-partie (entre A et B par exemple).

Une transition est faite de plusieurs parties :

  • une mini-conclusion de la partie ou sous-partie précédente ;
  • une critique d’un point faible de la partie précédente ;
  • l’annonce de la partie qui suit.

Exemple de transition

Transition (de B vers C) :

Nous avons mis en exergue que le travail permet à l’Homme de se libérer de la nature qui est en lui et de sa misère existentielle (B). Toutefois, notre étude ne s’est pas encore intéressée aux autres apports du travail. Nous allons désormais nous intéresser au travail comme une fin en soi (C).

4. La conclusion d’une dissertation

La conclusion d’une dissertation de philosophie est une synthèse du développement. Il faudra clairement indiquer la réponse à la problématique de l’introduction. Il est possible d’ajouter ensuite une ouverture qui propose une extension de la réflexion sur un autre angle du thème.

Exemple de conclusion

Conclusion  :

Le travail ne peut guère être uniquement considéré comme une simple contrainte même si il est imposé à l’Homme par d’autres individus. En effet, il s’agit aussi d’une obligation, une fin en soi, qui lui permet en quelque sorte de s’émanciper la nature qui est en lui ainsi que de sa condition humaine. Le travail permet en effet à l’Homme de se libérer d’aspects contraignant liés à l’existence humaine.

Voici une présentation de cours gratuite sur comment faire une dissertation. Vous pouvez l’utiliser avec vos élèves ou simplement de manière personnelle pour travailler la méthode de la dissertation de philosophie.

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Debret, J. (2020, 07 décembre). La méthode de la dissertation de philosophie !. Scribbr. Consulté le 28 février 2024, de https://www.scribbr.fr/dissertation-fr/methode-dissertation/

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Justine Debret

Justine Debret

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Comment commencer un développement de dissertation ?

La dissertation est un exercice intéressant, mais souvent périlleux. Si la méthodologie de l'introduction est importante, celle qui entoure le développement l'est également. N'oubliez pas que la dissertation est une démonstration et non une explication purement descriptive. Comment procéder à un bon développement de dissertation ?

Le développement de dissertation

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Le plan de la dissertation Les subdivisions du développement Le développement de la dissertation : le reflet de votre compréhension du sujet Ne pas se répéter ? Pas exactement...

Le plan de la dissertation

La dissertation se divise en deux grandes parties, mais chacune d'entre elles est en fait divisée en deux sous-parties : cela correspond au plan. Ainsi, le développement se présente sous la forme suivante : I. A/ - B/, transition du I vers le II, II. A/ - B/.

Toutefois, ce développement qui correspond finalement au plan de la dissertation doit être cohérent.

Les subdivisions du développement

Le développement permet de démontrer vos connaissances par rapport au sujet que vous avez à traiter. Ce n'est toutefois pas l'occasion de montrer toutes vos connaissances, uniquement celles qui ont un rapport direct avec le sujet et la problématique arrêtée.

En ce sens, les divisions en grandes parties, puis en sous-parties, doivent être organisées de manière logique. Vous pouvez procéder par questions, mais ces questions doivent découler les unes des autres. Par conséquent, si le développement doit correspondre à une démonstration, cette dernière doit néanmoins être logique pour que la dissertation forme un ensemble cohérent. Toutes les parties que vous traitez, et donc, l'ensemble des arguments que vous avancez, les questions que vous posez, doivent avoir un lien direct avec la problématique. Essayez donc d'être le plus fluide possible entre vos différentes parties et sous-parties.

Donc, cela nécessite de garder en tête la problématique et le plan que vous avez arrêté pour ne pas vous perdre dans des explications qui pourraient finalement ne pas avoir de lien avec la dissertation. Il n'est alors pas nécessaire de vouloir faire trop compliqué. La simplicité paye souvent plus que la volonté de se perdre dans un plan trop élaboré.

N'usez pas non plus de trop de citations , surtout si celles-ci ne sont pas en lien direct avec le sujet que vous devez traiter. Les citations sont pourtant importantes, mais elles doivent illustrer votre développement et être à propos.

Le développement de la dissertation : le reflet de votre compréhension du sujet

À la lecture du sujet et sur votre brouillon, vous allez dégager une ou deux idées principales qui vont correspondre à ce qu'on attend de vous dans le développement. Il est alors nécessaire de vous poser les questions qui sont les plus importantes et qui se rattachent au développement. Écartez alors celles qui ne s'y attachent que de manière indirecte. Ces questions doivent se retrouver dans votre introduction, mais aussi et surtout dans le développement. De cette manière, vous allez être en mesure de fonder, de justifier vos choix et de les démontrer finalement.

Le plan puis le développement doivent être bâtis et rédigés d'après ce qui ressort du sujet posé. Ce sujet va mettre en avant des points particuliers qui doivent vous guider pour élaborer le plan : gardez-les bien en tête. N'oubliez pas qu'il est aussi intéressant d'opposer des points, des arguments dans le développement en argumentant votre point de vue.

Toutefois, dans le cadre de votre développement, soyez le plus clair possible. Mettez-vous à la place de votre correcteur/correctrice. Va-t-il/elle comprendre où vous voulez en venir ? En d'autres termes, retenez que la personne qui va vous corriger doit comprendre à la première lecture où vous voulez en venir, ce que vous souhaitez démontrer.

D'ailleurs, dans le cadre du développement de la dissertation il ne faut surtout pas se répéter d'une partie à l'autre. Développez un argument, puis un second, etc., et ne revenez plus dessus. Ne pas se répéter implique de rechercher quels sont les avantages et les inconvénients d'un plan à l'autre, ce qui nécessite de prendre du temps lors de la phase du brouillon. Vous ne perdrez pas de temps même si c'est parfois le sentiment que les étudiants peuvent ressentir à cette étape de l'exercice, pourtant il conditionne votre réussite.

Ne pas se répéter ? Pas exactement...

S'il ne faut pas se répéter d'une partie à l'autre, ce qui implique donc de ne pas revenir sur ce qui a été dit précédemment ou inversement, dans le cadre du développement de la dissertation, il peut apparaître intéressant de bien guider le correcteur/la correctrice.

On dit parfois « accompagner le correcteur/la correctrice par la main », cela signifie que vous devez lui rappeler où vous souhaitez en arriver, ce qui a été dit, et ce qui suit, pour que la compréhension de votre démonstration lui soit claire. Privilégiez donc les chapeaux et les transitions entre vos arguments, vos divisions et subdivisions. Cela permet finalement de montrer que vos arguments découlent les uns par rapport aux autres, qu'ils ont un lien entre eux et qui finalement permettent de répondre au sujet posé.

N'oubliez pas non plus d'expliquer et de délimiter le sujet, de mettre en avant les informations dont vous disposez sur le sujet. Il peut alors être intéressant d'effectuer, par exemple, un rappel historique, théorique ou pratique puisque la théorie diffère souvent de la pratique, et finalement de mettre au jour les idées principales qui se dégagent de votre plan, de votre démonstration .

Il est toutefois clair que vous ne pourrez traiter de toutes les problématiques que le sujet pose. La démonstration de la validité de vos choix est alors primordiale.

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    La dissertation est un exercice argumentatif : tu vas convaincre le correcteur de la pertinence de ta réponse en avançant des arguments illustrés par des exemples. Là où les choses se corsent, c'est que tu ne vas pas argumenter uniquement pour défendre ton point de vue sur la question.

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  6. Plan de dissertation : la méthode pour le bac de français

    Par Amélie Vioux. 8 mars 2013. 94 commentaires. Trouver le plan de sa dissertation est l'une des étapes fondamentales de la méthode de la dissertation. Tes professeurs évoquent souvent les différents types de plans - dialectique, thématique, analytique - et autres appellations barbares.

  7. DALLOZ Etudiant

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